La Bible : est-elle préservée de corruption?

VaticanusLa préservation de la Parole de Dieu

Introduction :

La Bible, est-elle corrompue? Non, nous avons le privilège d’avoir la Parole de Dieu entre nos mains. Même si les manuscrits originaux n’ont pas été trouvés, nous avons dans les copies des originaux, un témoignage de la puissance et la sagesse de Dieu de préserver sa parole. L’évidence de cette préservation est claire dans la qualité et la quantité des manuscrits disponible aujourd’hui.

I. DÉFINITIONS

  • Préservation : Sauver de la disparition.
  • Bible — vient du mot Latin biblia et le Grec biblos. C’était le nom qui a été donné pour décrire la partie extérieure du papyrus. Au deuxième siècle après Christ, les chrétiens ont utilisé ce nom pour décrire leurs Écritures saintes.

« Quoique le mot bible a le sens “livre”, les mots La Bible distinguent le Livre incomparable et suprême. Elle dépasse tout autre livre dans son autorité, antiquité, littérature, et popularité ; quoique sa suprématie particulière c’est le fait qu’elle dévoile la vérité concernant le Dieu infini, la sainteté infinie, le péché infini et la rédemption infinie. » (Chafer, Systematic Theology, Vol 1, 22).

  • Manuscrit texte écrit à la main (abréviation : ms).
  • Manuscrit autographe Texte original écrit de la main de l’auteur
  • Papyrus
    • Plante poussant sur les bords du Nil, à grosse tige nue.
    • Feuille pour écrire, fabriquée par les anciens Égyptiens à partir de cette plante.
    • Manuscrit écrit sur cette feuille.

II. LES  PREUVES DE PRÉSERVATION

A. Les Talmudistes: (500 au 100 av. Christ)

    1. Ils ont compté et énuméré les colonnes dans les manuscrits.
    2. Ils ont utilisé une encre spéciale.
    3. Aucun mot ni aucune lettre n’étaient écrits par mémoire.
    4. Ils étaient assis dans les vêtements juifs et ils ont lavé tout leur corps quand ils sont arrivés au nom de Dieu.

B. Massorètes (500-1000 après Christ)

« Des rabbins de Tibériade et de Babylone, qui, du 5e au 10e siècle après J.-C. ont accompli une œuvre extraordinaire. Ils ont achevé de fixer le texte en choisissant le meilleur manuscrit parmi ceux dont ils disposaient. Ils l’ont copié avec un soin extraordinaire. D’après certains écrivains, une erreur d’une seule lettre rendait le manuscrit inutilisable. Les Massorètes ont aussi annoté le texte afin de prévenir toute addition ou omission, indiquant en marge le nombre de lettres, le nombre de certaines expressions, la lettre du milieu, le mot et le verset du milieu du chaque livre ou collection de livres. Ils avaient compté que, dans ce que nous appelons l’Ancien Testament, la lettre Aleph revient 42 377 fois, la lettre Beth 38218 fois. etc.» (Pache, 169).

« Aucun mot ne devait être écrit de mémoire. Le copiste devait regarder attentivement le mot à copier et le prononcer oralement. Avant d’écrire un des noms de Dieu, il devait se recueillir solennellement et laver sa plume. Avant d’écrire le nom ineffable de Jéhovah (que les Israélites, par respect formaliste, ne prononcent jamais, mais remplacent par le nom d’Adonaï, Seigneur), il devait se laver tout le corps. La seule encre employée devait être une encre noire, pure, faite de suie, de charbon et de miel. Le parchemin devait être la peau d’un animal pur préparée spécialement par un Israélite. Les différents parchemins qui composaient le manuscrit devaient être attachés ensemble par des cordons faits avec les tendons d’animaux purs. Le manuscrit était examiné dans les treize jours qui suivaient son achèvement. D’après certains écrivains, une erreur d’une seule lettre rendait le manuscrit inutilisable. D’après d’autres, on pouvait corriger jusqu’à trois erreurs par parchemin, et s’il y en avait davantage, l’exemplaire était rejeté comme profane. » (Lortsch).

C. Abondance des Manuscrits.

Schéma sur les manuscrits de la Bible
Schéma sur les manuscrits de la Bible

1. L’AT : 3000 copies. Dieu a prévu la nécessité de faire les copies de la loi pour les rois. La loi était « auprès des sacrificateurs. »

Deutéronome 17:18 Quand il s’assiéra sur son trône royal, il écrira pour lui, dans un livre, un double de cette loi, qu’il prendra auprès des sacrificateurs- Lévites.

Josué a aussi fait une copie de la loi :

Josué 8:32 Et là, il écrivit sur les pierres un double de la loi que Moïse avait écrite, en présence des Israélites.

Pendant le règne de Josias, la loi de l’Éternel était retrouvée :

2Chroniques 34:14 Quand on sortit l’argent qui avait été apporté dans la maison de l’Éternel, le sacrificateur Hilqiya trouva le livre de la loi de l’Éternel (donné) par l’intermédiaire de Moïse.  15 Alors Hilqiya prit la parole et dit à Chaphân, le secrétaire : J’ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l’Éternel. Et Hilqiya donna le livre à Chaphân.

     2. Le NT : 5,000 copies

a.  Papyrus : les manuscrits le plus tôt, très fragile ; chaque livre du NT attesté; 3-4ème siècle; désignation : « p ». Il y en a une centaine des papyrus.

b. Onciaux : 4e –10e siècle ; parchemin fait des peaux des animaux, désigné par les lettres majuscules et par les nombres commencent avec 0, ; 274 – la plupart contiennent grandes sections du NT comme les Évangiles ou les épîtres de Paul.

(1)  Le CODEX SINAÏTICUS (Aleph, 01, 4e siècle)

  • Découvert en 1859 par le prof. Tishendorf, au pied du mont Sinaï (Arabie).
  • Il contient le Nouveau Testament tout entier.
  • Il se trouve actuellement à la Bibliothèque du British Museum à Londres.

(2)  Le CODEX ALEXANDRINUS (A, 02, 4e siècle)

Codex Alexandrinius
Codex Alexandrinius

(3)  Le CODEX VATICANUS (B, 03, 4e siècle) « Il a dû être placé dans la bibliothèque du Vatican lors de sa fondation, en 1448, par le pape Nicolas V. Les autorités du Vatican l’ont pendant longtemps gardé d’une manière un peu trop jalouse. L’accès en était interdit, même aux savants. » (Lortsch)

Voici Jean chapitre 1.14-42 dans le codex vaticanus:

Codex Vaticanus

(4)  Le CODEX EPHRAEMI RESCRIPTUS  (C, 04, 4e siècle)

(5)  Le CODEX BEZAE (D, 05, 5e siècle)

« Les ONCIALES, c’est-à-dire en lettres majuscules, environ de la dimension de l’épaisseur du pouce (uncia, en latin, signifie pouce), sans ponctuation, sans accents, sans division entre les mots, comme ceci

DIEUATANTAIMELEMONDEQUILADONNESONFILSUNIQUE

On économisait ainsi de l’espace, ce qui était nécessaire, vu la cherté des matériaux. De plus, les abréviations sont nombreuses. » (Lortsch)

c. Minuscules : 9e siècle; style : cursive, environ 2800 ; les plus importants sont Codex 1, 12éme siècle ; Codex 13, 13éme siècle ; Codex 33, 9éme siècle ) « Codex » feuilles arranges comme les livres aujourd’hui. Les autographes étaient probablement les rouleaux.

d. Lectionnaires : environ 2300 ; 5e-10e siècle et après; désignation : (l) ou l’abréviation lect.  manuscrits grecs qui contient des passages dans le NT pour la lecture dans l’église)

3. Les Anciennes Versions (8000 en latin, 1000 en autres langues). Pendant le 2e siècle, le NT en grec était traduit dans les autres langues.

      • la version latin
        • Vieux Latin – venant du Afrique du Nord
        • Vulgate par Jérôme (A.D. 386)
      • la version syriaque
      • la version coptique

Autres : arménienne, géorgienne, gothique, arabique

    4. Citations : 86,000 citations par les pères de l’Église. Presque tous les versets du NT (sauf 11 versets) sont attestés dans les nombreuses citations des Pères de l’Église

D. La comparaison des Manuscrits du NT avec d’autres manuscrits séculiers :

Pour la plupart des autres livres anciens, il y en a une faible quantité des manuscrits. En plus, leurs dates sont très éloignées des autographes, parfois entre 800 et 1000 années après l’original. Pour les manuscrits du NT, la quantité et qualité des manuscrits est étonnant en comparaison avec les autres manuscrits anciens.

Tableau de comparaison entre les Écritures et les livres anciens:

Auteur Date Écrite Copie, le plus ancien     Temps Copies
Manuscrits Séculaire :
Herodotus (Histoire) 480 – 425 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,300 ans 8
Thucydide (Histoire) 460 – 400 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,300 ans ?
Aristote (Philosophe) 384 – 322 av. J.-C    1,100 ap. J.-C 1,400 ans 5
Caesar (Histoire) 100 – 44 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,000 ans 10
Pliny (Histoire) 61 – 113 ap. J.-C     850 ap. J.-C 750 ans 7
Suetonius  (Histoire Romaine) 70 – 140 ap. J.-C     950 ap. J.-C 800 ans ?
Tacitus (Histoire Grec) 100 ap. J.-C    1,100 ap. J.-C 1,000 ans 20
Manuscrits Bibliques : (note : les manuscrits individu)
Magdalene Ms (Matt. 26) 1ère siècle 50-60 ap. J.-C co-existant ?
John Rylands (John) 90 AP. J.-C 130 ap. J.-C 40 ans
Bodmer Papyrus II (John) 90 AP. J.-C 150-200 ap. J.-C 60-110 ans
Chester Beatty Papyri (N.T.) 1ère siècle 200 ap. J.-C 150 ans
Diatessaron by Tatian (Gospels) 1ère siècle 200 ap. J.-C 150 ans
Codex Vaticanus (Bible) 1ère siècle 325-350 ap. J.-C 275-300 ans
Codex Sinaiticus (Bible) 1ère siècle 350 ap. J.-C 300 ans

 « II y deux ans, le manuscrit le plus vieux, c’était le papyrus St. Jean (P52), situé dans le Musée de John Rylands à Manchester, et qui a une date de 120 ap J.-C. (Time, 26 avril, 1996, p. 8)…. Mais maintenant il y a trois manuscrits qui sont plus vieux, venant des Évangiles selon Matthieu, Marc et Luc…. Le papyrus de Luc, situé dans une bibliothèque à Paris a été daté vers la fin du 1er siècle ou le début de 2蜒i siècle.Ainsi, il précède le papyrus de Jean par 20-30 ans. Mais plus importantes sont les découvertes de Marc et Matthieu ! Une recherche nouvelle de la part de Dr Carsten Thiede montre un fragment du livre de Marc trouvé parmi les rouleaux de Qumram (fragment 7Q5) daté avant 68 ap J.-C. Il est important de se souvenir que Christ est mort en 33…. La découverte la plus significative est le fragment du manuscrit du livre de Matthieu (ch. 26) appelle le Manuscrit Magdalene. Analysé par le Dr Carsten Thiede, utilisant un microscope du dernier cri, le fragment peut-être daté avant 65 ap J.-C. à partir d’une comparaison avec les papyrus de la même période. II est presque identique avec un papyrus venant de Oxyrynchus en Égypte qui a la date de 65/66 ap J.-C. Alors nous avons un fragment date qui est contemporaine avec l’autographe de l’Évangile selon Matthieu. Ce qui est même plus important, le fragment du Matthieu 26 utilise dans son texte nomina saca (les noms saints) comme « IS » pour Jésus et « KE » pour Kurie ou Seigneur (The Times, samedi, 24 décembre 1994). Cela nous suggère que la divinité de Jésus était déjà reconnue des siècles avant qu’elle fût acceptée comme doctrine en Nicée en 325 ap J.-C. » (The Bible’s Manuscript Evidence, http://www.debate.org.uk/debate-topics/historical/the-bible-and-the-quran/the-bibles-manuscript-evidence/#fn-808-8 (Traduction la mienne).

E.  Importance des Variantes

« Westcott et Hort estiment que la proportion des mots acceptés virtuellement par tous sans le moindre doute est très élevée ; on peut l’estimer en gros aux sept huitièmes de l’ensemble. Quant au huitième restant, composé en majorité de changements dans l’ordre des mots et autres détails relativement insignifiants, il constitue le champ de la critique textuelle. Hort ajoute qu’a son avis ce qui, en un sens quelconque, peut être appelé une variation substantielle, forme à peine plus de la millième partie du texte » (Pache, 174).

« Warfield continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmise sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacre est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte moral n’ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons ‘en substance le texte autographique » (Pache, 175).

F. Les Manuscrits de la Mer Morte (Pache, 170-71).

Rouleau d’Ésaïe —1000 années avant les rouleaux qui existaient à leur temps. C’était mot par mot identique dans 95 % avec le texte hébreu de nos jours; l’autre 5% était les omissions d’orthographe et d’autres oublis.

Rouleau d'Ésaïe
Rouleau d’Ésaïe

G. Les Écritures :

1.  La parole est éternelle, pour être éternelle la Parole devrait être préservée depuis le commencement jusqu’à l’éternité

Psa. 119:152 Dès longtemps, je sais par tes préceptes que tu les as fondés pour toujours.

Matt. 24:35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

1Pie. 1:23 vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu;

Psa. 119:89 A toujours, ô Éternel! Ta parole subsiste dans les deux

     2. Le livre de l’Apocalypse contient un avertissement à ceux qui veulent ajouter ou retrancher les mots de sa parole.

Apoc.  22:18 Je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera (à son sort) les plaies décrites dans ce livre.  19 Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

Au moins, alors, nous pouvons dire que Dieu est en train de veuillez sur sa parole. Regardez aussi Deut 4.2.

3. Quand Jésus ou les Apôtres ont cité les textes de l’AT, ils utilisaient les copies et pas les originaux. Cela nous indique que Christ et les Apôtres ont cru que les copies ont eu une valeur autoritaire.

Matt. 5:18 En vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

Cette promise demande, exige la doctrine de la préservation.

4. Dieu est Celui qui soutien toutes choses :

Col. 1:16 Car en lui tout a été créé dans les deux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 II est avant toutes choses, et tout subsiste en lui.

Hébreux 1:3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts,

Neh, 9:6 C’est toi. Étemel, toi seul, qui as fait les deux, les deux des deux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qu ‘elles renferment. A tout cela, tu donnes la vie, et l’armée des deux se prosterne devant toi.

H. L’histoire de l’Église .

« Quand on pense que la Bible a été copiée pendant 30 siècles, comme aucun livre d’homme ne l’a jamais été et ne le sera jamais ; qu’elle a subit toutes les catastrophes et toutes les captivités d’Israël ; qu’elle a été transportée 70 ans à Babylone ; qu’elle s’est vue tant de fois persécutée, ou oubliée, ou interdite, ou brûle, depuis les jours des Philistins jusqu’à ceux des Séleucides ; quand on pense que, depuis Jésus-Christ, elle a dû traverser les trois premiers siècles des impériales, où l’on jetait aux bêtes les hommes convaincus de posséder les livres saints ; puis les 7e , 8e et 9e siècles, où l’on multipliait en tous lieux les faux livres, les fausses légendes et les fausses décrétales ; le 10e siècle, où si peu d’hommes savaient lire, même parmi les princes ; les 12e, 13e et 14e siècles ou l’usage des Écritures en langue vulgaire était puni de mort, où l’on mutilait les livres des anciens Pères, où l’on retranchait et falsifiait tant d’anciennes traditions, et jusqu’aux actes des empereurs et des Conciles ; — alors, on comprend combien il a été nécessaire que la Providence de Dieu ait tenu toujours levée sa puissante main. » pour que les Juifs et les Églises chrétiennes, surtout du Moyen-Age, nous aient transmis les Écritures dans toute leur pureté. » (Gaussen, cité par Pache, 177-178).

     1. La Confession de foi de Westminster, 1667.

« L’Ancien Testament et le Nouveau Testament… ayant été directement inspirés par Dieu, et par son soin particulier et sa providence conservés purs au cours des siècles, sont par conséquent authentiques … » (Pache, 217).

     2. Les Juifs :

« II est en effet inouï (surprennent, extraordinaire) que les Juifs nous aient conservé tel quel le livre qui raconte leur révoltes, qui annonce leur ruine comme leur rétablissement, et qui est si rempli de Jésus-Christ. Ils ont fidèlement veillé sur la Parole reçue, sans jamais tolérer qu’on y ajoute ou qu’on en retranche quoi que ce soit » (Pache, 178).

III. QUESTIONS PAR RAPPORT À LA PRÉSERVATION DES ÉCRITURES

     A. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas permis que le manuscrit originel parvienne jusqu’à nous ? (Pache 127-128)

     B. Est-ce qu’il y a des traductions préservées sans erreur ?

     C. Est-ce que nous avons la Parole de Dieu dans nos mains ?

Autant que les traductions reflètent le sens des mots des autographes nous avons la Parole de Dieu dans nos mains.

Conclusion :

Si la Bible avait été falsifiée, il faut poser les questions où et quand. Dieu a gardé sa parole de toute erreur par les nombres des manuscrits et leur dispersion à travers le monde entier. C’est possible de falsifier un texte dans un manuscrit, mais pas toutes les manuscrits et dans toutes les traductions. La plupart des Bibles d’études aujourd’hui ont les notes dans les marges pour montrer les endroits où il y a une différence importante dans les manuscrits.

« Westcott et Hort estiment que la proportion des mots acceptés virtuellement par tous sans le moindre doute, est très élevée ; on peut l’estimer en gros aux sept huitièmes de l’ensemble. Quant au huitième restant, composé en majorité de changements dans l’ordre des mots et autres détails relativement insignifiants, il constitue le champ de la critique textuelle. Hort ajoute qu’a son avis ce qui, en un sens quelconque, peut être appelé une variation substantielle, forme à peine plus de la millième partie du texte. » (Pache, 174)

« Warfîeld continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmis sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacre est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte morale n’ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons ‘en substance le texte autographique » (Pache, 175).

Regarde aussi l’étude sur la critique textuelle pour voir l’importance des variants.

IV. Bibliographie:

Derickson, Stanley L.  Derickson’s Notes on Theology. A Study book in Theology.

Lortsch, Daniel.  Histoire de la Bible en France et fragments relatifs à l’histoire générale de la Bible, 1910.

Pache, Renée. Inspiration et autorité de la Bible.

Wiliams, God’s Word in Our Hands : The Bible Preserved for Us. «What the Bible really says about Preservation. » (Chapter 3).

Ce message est également disponible en : Anglais

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