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Inspiration, canonicité, et preservation de la Bible, la parole de Dieu.

Les Pensées de Dieu aux hommes

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Les pensées de Dieu arrivent jusqu’aux hommes. Comment?

Le commencement c’est la révélation de Dieu aux auteurs de la Bible.

Ensuite, par inspiration de Dieu, les auteurs ont écrit les manuscrits originaux.

Comme les manuscrits originaux ne se sont pas retrouvés, Dieu a préservé sa révélation dans les copies des manuscrits.

Par illumination et par le discernement humain dans la critique textuelle et la canonisation, Dieu a laissé ses pensées dans les éditions de la Bible en langue grecque, araméenne, et hébraïque.

Les hommes par traduction ont écrit les versions dans notre langue maternelle, comme en anglais, français, etc.

Par le moyen de la lecture, la prédication, l’évangélisation, et l’enseignement de la Bible, les pensées de Dieu arrivent à la compréhension des hommes.

Par illumination du Saint-Esprit et par les simples règles d’interprétation, les pensées de Dieu arrivent aux pensées des hommes.

 

Pensées de Dieu aux hommes

 

Inspiration de la Bible

Schéma de la chemin des pensées de Dieu aux hommes
Schéma de la chemin des pensées de Dieu aux hommes

Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. (Ps 119.105).

Introduction :

La Bible est-elle inspirée par Dieu, ou est-ce simplement un livre remarquable des êtres humains?? La réponse à cette question est très important pour le croyant et le non-croyant. Pour les croyants il y a un lien entre la vie de l’Église et sa vue la Bible. Dans son histoire cette connexion est évidente. Quand l’Église était éloignée de la Bible, l’Église était faible, et inclinée vers l’erreur. Mais quand le peuple de Dieu a prêché la parole et a été dirigé par les Écritures, l’Église était forte, en santé, et diriger par Dieu. Pour le non-croyant aussi, il ne peut pas être à l’aise si les Écritures sont inspirées par Dieu. Il doit rendre compte à Dieu pour tout ce qu’il a rejeté.

Satan, dès le commencement, a essayé d’émettre des doutes sur ce que Dieu a dit. « Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?… Vous ne mourrez point » (Gen 3.1,4).

Quelle devrait être la réponse d’Adam et Ève ? « Non, Dieu nous a dit, tu mourras certainement. » Quand Jésus était tenté par le diable, sa réponse aux tentations était trois fois, « il est écrit… » (Matthieu 4.4,7,10).

Il faut que l’Église de Dieu se lève encore contre les attaques du Satan avec une nouvelle confiance en la parole de Dieu. Mais comment est-ce qu’on peut avoir cette confiance face aux questions concernant l’inspiration, l’inerrance et l’autorité de la Bible ?

 (1) Inspiration : la Bible est-elle la parole de Dieu ou seulement « un remarquable livre humain » ? (Pache, 52) ou seulement inspirée partiellement ?

 (2) Inerrance : Y-a-t-il dans la Bible des erreurs historiques ou scientifiques ou les contradictions ? Est-ce que la Bible contient la Parole de Dieu ou la Bible est-elle la Parole de Dieu ?

 (3) Autorité : La parole de Dieu est-elle suffisante pour l’Église ou est-ce que nous avons besoin des suppléments qui viennent des hommes comme les traditions ou les autres écritures qui se présentent comme la parole de Dieu.

Regardons 3 raisons démontrant que la Bible est la parole de Dieu.

(1) La première raison vient de la logique; (2) La deuxième raison vient de la Bible elle-même; (3) La troisième raison vient de la foi.

I. La PREMIÈRE raison vient simplement de logique.

A. Dieu ne peut pas mentir. Dieu exige la vérité :

1. « Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. » (Deutéronome 5.20).

2. « Un témoin fidèle ne ment pas, mais un faux témoin dit des mensonges. » (Proverbes 14.5).

3. « Dieu n’est point un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? » (Nombres 23.19).

5. « Il est impossible que Dieu mente » (Hébreux 6.18).

6. « le Dieu qui ne ment pas » (Tite 1:2).

 Logiquement, si Dieu se révèle, cela devrait être dans une forme où il n’y a pas des erreurs, pas des contradictions. Chaque écriture disant qu’elle vient de Dieu devrait donner des preuves de sa fiabilité.

B. Prophétiquement – Les Écritures ont été accomplies

(Luc 24.27) Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il (Jésus) leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.

(Luc 24.44) Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.

(Jean 5.39-40) Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!

Les tableaux des prophéties messianiques sont par Ken Palmer ; traduction la mienne.

Prophéties messianiques venant d’Ésaïe

Prophéties messianiques venant de Psaume 22

C. Indestructibilité

1. Les grands nombres des manuscrits de la Bible.

2. Ésa 40.8 « L’herbe sèche, la fleur se fane; mais la parole de notre Dieu subsistera éternellement. »

3. Matthieu 24:35 « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point »

4. Psaume 119:89 « A toujours, ô Eternel! ta parole subsiste dans les cieux. »

D. La confirmation archéologique

Ce que nous voyons dans la Bible ce n’est pas les événements imaginaires ou inventés. On peut vérifier l’historicité de la Bible à travers les découvertes archéologiques.

E. L’unité

1. environ 45 auteurs humains; (« des bergers, des rois, des hommes d’État, des scribes, des prêtres, des sages, des poètes, des historiens, des hommes de loi, un douanier, un médecin, des pêcheurs sans instruction, des anonymes » Pache, 103). « Dieu a choisi le peuple juif, appelé alors les Hébreux, et plus tard les Israélites, pour écrire et léguer au monde ces remarquables compositions qu’on appelle aujourd’hui les Saintes Écritures. » Mais, il faut noter que les Écritures ont une attraction mondiale, pas seulement pour Israël.

2. 66 livres différents

3. Les livres étaient écrits au cours de 1600 ans, mais un seul thème et programme de la rédemption

 F.  Son Influence – sur les vies des personnes

G. Toutes les raisons ensemble. Où est-ce qu’on peut trouver dans le monde entier un autre livre qui a toutes ces preuves de son inspiration comme la Bible?? Ensemble les preuves sont convaincantes: les prophéties accomplies, son indestructibilité, sa confirmation archéologique, son unité et son influence dans le monde entière.  Ajoute aussi les faits remarquables concernant l’étendue de sa diffusion et sa traduction et nous restons avec une oeuvre qui a les empreintes de la main de Dieu.

II. La DEUXIÈME raison vient de la Bible elle-même.

A. Jésus Christ, Lui-même a cru dans l’inspiration et l’autorité de la Bible

1. Il a regardé les événements et les personnages dans l’AT comme faits avec aucune question (Sodome, Salomon, Abel, Noé, Abraham, Jonas, Élie).

2. Il a utilisé les Écritures contre les tentations du diable (Matt. 4.1-11).

3. Il a cru que le Saint-Esprit a inspiré David : « David lui-même, animé par l’Esprit-Saint, a dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. » (Marc 12.36).

4. Jésus Christ a cru que les lettres individus et pas seulement les pensés sont inspiré de Dieu. « je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Matt 5.18).

Exemple : La différence entre deux mots est seulement une lettre: Heth, He. La différence change le sens complètement.

          • Lev 18.21 « tu ne profaneras pas le nom de ton Dieu. Je suis l’Éternel»
          • Psaumes 105:3 « Glorifiez-vous de son saint nom!»

5.  Jésus a cru que les prophéties de l’AT seront toutes accomplies.

« Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. » (Luc 4.21).

« Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. » (Luc 24.27).

« Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. 45 Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. 46 Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, 47 et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. 48 Vous êtes témoins de ces choses. » (Luc 24.44-48).

« Mais il faut que l’Écriture s’accomplisse»(Jean 13.18). « afin que l’Écriture fût accomplie. » (Jean 17.12).

6. Jésus a déclaré que ses enseignements sont autoritaires. Il a parlé sans hésitation, avec hardiesse :

          • « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Matt 24.35).
          • « Mais je vous le dit » et « ainsi parle l’Éternel »
          • « En vérité, en vérité »
          • « l’Écriture ne peut être anéantie, » (Jean 10.35).
          • « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jean 17.17).

La parole ne contient pas la vérité, mais elle est la vérité.

B. Pierre :

1.  « Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus. » (Actes 1.16).

L’agent de l’inspiration : Saint-Esprit; le moyen : David

2. « car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pie 1.21).

 Une affirmation emphatique : la prophétie vient de Dieu

Une dénégation emphatique : l’origine des Écritures n’est pas les êtres humains

 3. « C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. » (2 Pie 3.16).

 Les écritures de Paul sont égales avec les autres Écritures

C. Paul : Il a fait 45 citations de l’AT dans l’Épître aux Romains

1.  « Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. » (1 Cor 14.37).

2.  « C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. » (1 Th 2.13).

3.  « Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ. » (Gal 3.16)

L’argument de Paul est fondé sur un seul mot dans le texte. Les pensées sont inspirées, mais aussi les mots même.

4.  « Car l’Écriture dit : Tu n’emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. » (1 Tim 5.18)

La première phrase vient de Deutéronome et la deuxième de Luc.

5. « Toute Écriture est inspirée (soufflée hors) de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. » (2 Tim 3.16-17).

        • enseigner = pour montrer ce qui est juste
        • convaincre = pour montrer ce qui est en erreur
        • corriger = « ramener sur le droit chemin un enfant de Dieu égaré » (Pache, 43)
        • instruire = pour montrer comment maintenir cette justice

L’essence des Écritures : ils sont inspirés de Dieu, tous les problèmes de cette vie sont inclus.

Le but des Écritures : mûrir et préparer chaque croyant

D. Jean (278 de 404 mots dans l’Apocalypse ont des allusions à l’AT)

 « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre » (Apoc 22.18).

 E. Les Apôtres : (Greg Bahnsen, The Concept and Importance of Canonicity.)

Les Apôtres sont les hommes commissionnés par Christ pour agir comme son représentatif autoritaire. Les Apôtres sont la fondation de l’Église (Eph 2.20). Jésus a promis de leur enseigner à travers le Saint-Esprit et de se souvenir de tout ce qu’Il a dit (Jn 14.26). Leur enseignement, appelé « la tradition » (ce qui était délivré) ou « le dépôt » était reçu comme un enseignement venant de Dieu et elle était passé à travers l’Église aux autres dans l’Église. Ils ont fait une distinction entre les traditions des hommes et la tradition venant d’eux même (Col 2.8 ; Matt 15.3). Ce que les apôtres ont écrit était considéré comme la parole de Dieu (1Cor 14.37) comme les autres Écritures saintes (2Pie 3.16).

    • Colossiens 2:8    « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie selon la tradition des hommes, selon les principes élémentaires du monde, et non selon Christ.»
    • Matthieu 15:3  « Il répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition
    • 2Timothée 1:13    « Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. 14 Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous.»
    • 1Timothée 6:20   « O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, et les disputes de la fausse science. 21 Quelques-uns pour en avoir fait profession ont, en ce qui concerne la foi, manqué le but. Que la grâce soit avec vous!
    • 2Thessaloniciens 2:15    « Ainsi donc, frères, demeurez fermes et retenez les instructions que nous vous avons transmises, soit de vive voix, soit par lettre
    • 2Thessaloniciens 3:6    « Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre et non selon la tradition que vous avez reçue de nous
    • 2Pierre 2:21  « Car mieux valait, pour eux, n’avoir pas connu la voie de la justice, que de l’avoir connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné.»
    • 2Tim 2:2 Et  « ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.

« Une œuvre clé des Apôtres était précisément celle de la révélation : leur confessant Christ, rendant lui témoignage ; interprétant et appliquant Sa personne et Son œuvre pour l’Église. (Matt. 16:18; Jean 15:27; 16:13; Actes 1:8, 22; 4:33; 10:39-41; 13:31). Ils n’ont pas parlé selon la chair et le sang ou l’instruction humaine, mais plutôt par révélation du Père et Fils (Matt. 16:17; Gal. 1:11-12. »

« Dans la nature du cas, la révélation apostolique ne s’étend pas au-delà la génération apostolique, les jours de fondation de l’Église. Ainsi, Jude à son jour pourrait parler de « la foi » — c’est à dire le contenu de l’enseignement de la foi Chrétien—« la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. »

Le but des Écritures : Les écrivains du Nouveau Testament ont cru dans l’Ancien Testament. Plus de 300 fois, le Nouveau Testament cite directement l’Ancien. Et, il y en a plus de 1000 références de l’Ancien Testament dans le Nouveau.  (Walter Kaiser, The Uses of the Old Testament in the New [Chicago: Moody, 1985], pp. 2- 3) cité par MacArthur dans son message Is the Bible Reliable? The Defense of Inspiration; traduction la mienne). 

III. La TROISIÈME raison vient de la foi.

Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles (1 Cor 2.13).

• Il faut que le Saint-Esprit nous montre l’inspiration de la Bible.

Confession de foi de Westminster : « Nous pouvons être amenés et incités par le témoignage de l’Église à accorder à l’Écriture Sainte une considération profonde et pleine de respect (1 Tm 3.15). De plus, la nature divine du contenu, la portée pratique de la doctrine, la majesté du style, la cohérence de toutes les parties, l’objectif de l’ensemble (qui est de donner à Dieu toute gloire), la pleine révélation de l’unique chemin conduisant au salut, de nombreuses autres qualités incomparables – bref : sa perfection pleine et entière – sont autant d’éléments par lesquels la Parole de Dieu s’authentifie elle-même. Néanmoins, notre conviction et notre certitude quant à l’infaillible vérité et à la divine autorité du texte ne proviennent que de l’oeuvre intérieure du Saint-Esprit portant témoignage, par et avec la Parole, dans nos coeurs (1 Jn 2.20,27; Jn 16.13,14; 1 Co 2.10-12; Es 59.21) ».

IV. APPLICATION

A.  La Bible contient tout ce que nous avons besoin de savoir pour notre vie.

B. Nous pouvons appliquer la Bible dans nos vies quotidiennes (2 Tim 3:16; Rom 15:14)

C. Nous devons lire, étudier et mémoriser la parole de Dieu

D. Nous devons confier, croire, obéir et suivre la parole de Dieu. Nos convictions ne sont pas basées sur la sagesse des hommes. « La foi chrétienne est basée sur la révélation de Dieu plutôt que les opinions contradictoires des hommes ou les spéculations infiable des hommes. » (Bahsen, Is Sola Scriptura a Protestant Concoction? A Biblical Defense of Sola Scriptura).

 1Corinthiens 2:4 « ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance,  5 afin que votre foi ne soit pas (fondée) sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu. . . . 12   Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin de savoir ce que Dieu nous a donné par grâce. 13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, en expliquant les réalités spirituelles à des hommes spirituels. »

E. La parole de Dieu est puissante. Elle est le moyen de donner les réponses, d’exposer la vérité, et de convaincre les coeurs.

F. Est-ce que vous avez lu la Bible ? Est-ce que vous avez un temps de dévotion chaque jour ?

G. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. (Jean 20.31).

V. DÉFINITIONS :

Révélation : « l’action par laquelle Dieu se fait connaître à sa créature » (L’inspiration et l’autorité de la Bible, Pache, 41).

Inspiration : « l’influence déterminante exercée par le Saint-Esprit sur les auteurs de l’AT et du NT pour qu’ils annoncent et rédigent de façon exacte et autorisée le message reçu de Dieu » (Pache, 41).

(1) Le Saint-Esprit : l’Auteur

Acts 1:16 Frères, il fallait que s’accomplisse l’Écriture dans laquelle le Saint-Esprit, par la bouche de David, a parlé d’avance de Judas, devenu le guide de ceux qui se sont saisis de Jésus.

1Pet. 1:11 Ils se sont appliqués à découvrir à quelle époque et à quelles circonstances se rapportaient les indications de l’Esprit de Christ qui était en eux et qui, d’avance, attestait les souffrances de Christ et la gloire qui s’ensuivrait. 12 Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient ministres de ces choses. Maintenant, elles vous ont été annoncées par ceux qui vous ont prêché l’Évangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et les anges désirent y plonger leurs regards.

Acts 15:28 Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est indispensable :

1Cor. 2:13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, en expliquant les réalités spirituelles à des hommes spirituels.

(2) « verbal » grammata = 2 Ti 3.15 ; lettres.

L’objet de l’inspiration était les écritures et ne pas les écrivains. Les écrivains étaient faibles, mais les écritures sont sans erreur. On ne peut pas dire que tout ce que les hommes ont dit était inspiré. Si oui, on doit avoir une succession apostolique. Paul a écrit d’autres lettres.

(a) Matt 5.18.

(b) Hébreux 2.8

(c) Gal 3.16

(d) Ézéchiel 26. Une prophétie par rapport à la destruction de Tyr par Neboukadnetsar, roi de Babylone. L’accomplissement de cette prophétie a commence 585 et a duré 13 ans. Il a détruit la ville, mais pas le total de la population. Certaines sont allées dans une île et comme Neboukadnetsar n’a pas eu les navires, il n’a pas peu conquière tout le Tyr. Le passage dit « jettera au milieu des eaux tes pierres, ton bois et ta poussière. » Mais il n’a pas fait cela. Il n’a pas mis les pierres de Tyr dans l’eau. Pendant 200 ans il semble que cette prophétie n’était pas accomplie. Mais Alexandre la grande est venu, il n’a pas eu les navires non plus, mais il a décidé de faire un pont. Sur le pont il a pu arriver à la ville. Le pont était construit avec les décombres de Tyr. Même aujourd’hui vous pouvez y aller et voir toujours dans l’eau les piliers de la ville environne 20 mètres dans l’eau. Est-ce qu’il y a quelque chose dans le passage qui nous indique une destruction de la ville dans deux étapes ? Regardez v. 12 et le mot « on ».

(3) « plénier » plein, toutes les Écritures (graphe) 2 Ti 3.16. Dans 2 Pie 1.20-21 regardez le mot grec « feromenoi » “poussé” (cf. Actes 27.15,17). Les hommes étaient les agents du Saint-Esprit. Ils étaient poussés par l’Esprit. Dieu est Celui qui parle. C’est comme un grand musicien qui est capable de jouer beaucoup des instruments, soit une trompette ou les tambourins ou un piano. Moïse : le tambour, Matthieu, Marc Luc et Jean les trompettes. Tous en train de donner la musique, mais une musique avec un son différent et avec un élément humain. Toute la symphonie est surveillée et présidée par le Saint-Esprit. C’est un mystère comment l’inspiration se passe. Dieu et homme comme le Seigneur Jésus Christ.

(4) L’agent : les hommes, mais dans quelles manières ? Est-ce qu’ils étaient des machines ? des dactylographes ? Dans quels sens est-ce qu’ils étaient poussés par le Saint-Esprit ? Est-ce que leurs individualités sont perdues ? Le Saint-Esprit a utilisé leurs personnalités, leurs vocabulaires, leurs mots, les pensées, la recherche, l’individualité des auteurs humains.

 • Les différences entre le contenu de deux passages qui sont pareils: les omissions, les additions, les transpositions. Le Saint-Esprit a utilisé les agents, mais il leur a donné une liberté par rapport à leur manière de raconter.

 Matt. 19:24 Je vous dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

Luke 18:25 Car il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille, qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

        • Matt 10 mots pour l’argent, les autres utilise 4.
        • Luc a plus de 200 mots qu’on ne peut pas trouver dans les autres évangiles.
        • L’Apôtre Paul quand il a écrit, il était inspiré par Dieu dans tout ce qu’il a écrit — même dans les passages où il nous donne son avis.  (1Th 2.13 ; 4 :15 ; 1 Cor 14.37 ; 1 Cor 2.13 ; Gal 1.8-12; 1 Cor 7.10,12,25).

 VI. Les THÉORIES de l’Inspiration (Voir H.L. Willmington, Le Grand Guide de la Bible : Un exposé encyclopédique de la Bible et de son histoire, 892-893)

 A. La théorie naturelleLes auteurs de la Bible ont pu écrire d’une manière inspirée comme Williman Shakespeare. Mais regardez 2Pi 1.20 : « Avant tout, sachez qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière ».

B. La théorie mécanique « Dieu aurait dicté à ses auteurs de façon impersonnelle, comme un PDG dicte une lettre à sa secrétaire. . . . Charles Hodge écrit à ce sujet : ‘L’église n’a jamais retenu la thèse de l’inspiration mécanique. Les auteurs sacrés n’étaient pas des machines. Leur conscience et leur intelligence n’étaient pas mises hors circuit. C’est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé, c’était des hommes et non des machines. » (Willmington, 892-893).

C. La théorie du contenu, « selon laquelle la pensée principale d’un paragraphe ou d’un chapitre est inspirée. » (Ibid, 893.) Mais regardez Matt 5.18 et 2 Sam 23.1-2.

D. La théorie partielle, « selon laquelle certaines parties seulement de la Bible sont inspirées. » (Ibid.) Mais regardez 2 Tim 3.15-16

E. La théorie de l’inspiration sélective – « Pour les défenseurs de ce point de vue, la Bible serait inspirée lorsqu’elle traite des sujets religieux, moraux et spirituels, et dans ces domaines, elles peuvent être considérées comme notre suprême règle de foi et de pratique. Mais elle ne serait pas inspirée lorsqu’elle aborde des sujets historiques ou scientifiques. »  (Ibid.).

F. La théorie de l’inspiration plénière et verbale« L’inspiration est plénière parce que toute la Bible est inspirée ; elle est verbale parce que les mots eux-mêmes le sont. C’est la seule théorie qui soit correcte. » (Ibid.)

Évangile de Barnabas

Hofburg Palace in Vienna, Austria

L’article suivant est une traduction en français d’une étude trouvé à  http://www.spotlights.org/BarnabasTOC.htm

Mauvaise nouvelle pour les musulmans et les chrétiens

I. Introduction

La grande disponibilité et la distribution de l’Évangile de Barnabas exigent une attention méticuleuse de son message et son origine. La question qui est soulevée immédiatement en lisant l’Évangile est de savoir si elle est une présentation authentique du vrai Évangile de Jésus. Il prétend être le vrai évangile de Jésus, mais elle est contraire à la déclaration de l’Évangile accepté par les chrétiens depuis des siècles. Bien que le livre est souvent considéré comme authentique par les musulmans, il est également contraire au Coran et à l’enseignement islamique. En raison de ces questions au sujet de son authenticité, il est nécessaire d’examiner l’Évangile de Barnabas avec soin et objectivité afin de déterminer sa véritable valeur pour les chrétiens et les musulmans.

Le but de ce document est de présenter de façon limitée les résultats des évidences externes et internes qui montrent que cet évangile ne fait pas une déclaration convaincante et crédible de l’Évangile authentique de Jésus-Christ. Toutes les références à l’Évangile de Barnabas seront notées avec l’abréviation GB suivie par la section numérique du livre; par exemple (GB 52) pour l’Évangile de Barnabas, l’article 52.

II. Évidence interne

L’évidence interne c’est l’évidence fournie par le contenu du livre lui-même. Ces contenus porteront sûrement les marques d’un âge particulier et un contexte culturel des événements qu’ils prétendent à rédiger. La revendication de l’authenticité sera maintenue ou rejetée par ses accords avec le cadre historique, la substance et la cohérence du texte.

La période de l’histoire

Avec même une lecture superficielle, l’évangile de Barnabas ne peut pas passer pour une œuvre qui respire l’atmosphère du premier siècle. Elle porte trop de traces du temps médiéval européen, dont certains qui sont :

1. La mention de fûts de vin ou des tonneaux de bois lavés et remplis avec du vin (GB 152) *. Dans les jours de Jésus, les outres de peaux ont été utilisées pour le vin. Des fûts ou barriques de bois étaient inconnus dans l’ancienne Palestine.

2. « La Vierge » (GB 219) comme un titre n’a pas été donné à la mère de Jésus avant les années 300.

3. Expressions (mots et phrases) bien connues en Italie depuis le poète italien Dante qui vivait 1265-1321 sont disséminées dans le livre (GB 23, 59, 60, 78, 217).

4. Adam et Ève étaient commandés par Dieu à faire pénitence (GB 41), une pratique du Moyen Âge, non pas de l’époque du Nouveau Testament.

5. Référence à la procédure judiciaire du Moyen Âge est donnée lorsqu’un détenu est interrogé par un magistrat pendant qu’un notaire cite les éléments de preuve (GB 121).

6. On se reportera également à un duel entre deux amants rivaux qui rappelle l’âge de la chevalerie en Europe médiévale (GB 99).

7. Parmi les plus claires de toutes les traces européennes sont celles de la féodalité. L’Évangile de Barnabas représente Marie, Marthe et Lazare comme des seigneurs féodaux de villages entiers (GB 194, 122).

8. La description pittoresque de la saison d’été dans les champs et vallées (GB 169) est beaucoup plus suggestive de la belle Italie que de la Palestine en été, quand les champs sont complètement brûlés et secs.

9. L’ascétisme et d’autres traces de la société médiévale, les coutumes, les temps et les croyances apparaissent tout au long du livre, par exemple (GB 150) un pharisien qui ressemble un moine en allant dans la solitude pendant 30 ( ?) années.

 III. Substance

Un livre comme l’Évangile de Barnabas demeure ou tombe sur l’exactitude ou l’inexactitude de ses déclarations et affirmations en matière d’histoire, géographie et physiologie (et les autres).

A. Erreurs historiques

L’Évangile de Barnabas est rempli d’erreurs telles que:

1. Lorsque Jésus est né, « Pilate était gouverneur dans le sacerdoce d’Anne et de Caïphe (GB 3). » Ces hommes ne viennent pas au bureau à plus tard – Anne 6 apr. J.-C., 8 apr. J.-C. ;  Caïphe, Pilate 26 AD.

2. « … au temps d’Élie, ami et prophète de Dieu, il y avait douze montagnes habitées par dix-sept mille pharisiens .., “(GB 145). Il n’y avait pas pharisiens à l’époque d’Élie. L’histoire ne connaît d’abord de pharisiens sept siècles plus tard dans la période comprise entre 135-104 av. J.-C.

3.  L’Évangile de Barnabas cite Jésus à tort en disant que l’Année du  Jubilé vient tous les 100 ans (GB 82, 83). Du temps de Moïse (Lévitique 25: 11) l’Année du Jubilé venait tous les 50 ans. Il n’y avait qu’une seule fois dans l’histoire que le festival était connu pour avoir baissé dans 100 cycles par an. C’est alors que le pape Boniface VIII (vers 1300 apr. J.-C.) a annoncé qu’elle devrait être célébrée chaque tranche de 100 ans. Pape Clément VI (1343 apr. J.-C.) a annulé l’ordre de Boniface et a renvoyé la célébration pour tous les 50 ans comme elle l’avait toujours été. L’Évangile de Barnabas certainement été écrite, par conséquent, quelque temps après le pape Boniface (1300), pas pendant 1er siècle.

4. L’Évangile de Barnabas affirme (GB 92) que Jésus et ses disciples ‘gardèrent le silence’ pour 40 jours  au Mont. Sinaï. Le contexte montre clairement qu’il s’agit de la période de Carême avant Pâques. L’Église médite en ce moment sur les souffrances du Christ et de sa résurrection, qui sont évidemment inconnues au moment où le Christ est toujours vivant. Et il est fort peu probable que Jésus et ses disciples auraient fait quelque 450 km pour observer un jeûne de 40 jours.

5. L’Évangile de Barnabas (80 GB) dit que le prophète Daniel avait deux ans lorsqu’il  été capturé par Neboukadnetsar. Parce qu’il a interprété le rêve du roi dans la 2e année du règne du roi (Daniel 2: 1), cela rendrait Daniel seulement 3 ou au  plus 4 ans à l’époque. Il s’agit d’une impossibilité, parce que le roi a fait Daniel immédiatement le chef sur toute la province de Babylone. Daniel était alors encore un jeune homme, mais pas aussi jeune que ça.

6. C’était Darius qui a commis le Prophète Daniel dans la fosse aux lions, non Cyrus comme l’Évangile de Barnabas (50 Go) affirme. Jésus comme prophète, aurait été précise, en citant de Daniel 6.

7. L’Évangile de Barnabas (GB 54) cite Jésus en disant: « Pour celui qui veut changer une pièce d’or devrait avoir 60 mines. « La version italienne du livre divise le denier d’or ‘en 60’ minuties. ” Ces pièces étaient en réalité d’origine d’Espagnol au cours de la période wisigothe et trahissent un fond espagnol du manuscrit.

B. Erreurs géographiques

Géographiquement, les erreurs de localisation sont nombreuses et incroyables, surtout parce que Barnabas, l’auteur supposé, était le fidèle compagnon de Jésus qui a parcouru les environs de Palestine. Erreurs flagrantes abondent, telles que les suivantes:

1. Jésus parcourait à Nazareth en bateau (GB 20). Cela ne peut pas se passer, Nazareth est sur une colline de Galilée, à 2000 mètres d’altitude et une demi-journée de marche à la mer.

2. La section suivante (GB 21) confirme la confusion là où il est dit que Jésus est monté  à Capernaüm (de Nazareth). Bien sûr il est tout à fait le contraire. Il aurait débarqué à Capernaüm (le port), monté à Nazareth, puis à nouveau pour Capernaüm.

3. L’erreur est encore aggravée parce que l’incident qui aurait eu lieu à Capernaüm en fait, eu lieu de l’autre côté du lac (mer de Galilée) dans la région de Géraséniens (Marc 5: 1).

4. La même erreur est faite de nouveau lorsque Jésus vient à Nazareth (GB 143), donne un long discours ininterrompu (GB 144-151), puis embarque sur un navire (GB 151) et arrive (par bateau?) à Jérusalem (GB 152), qui est aussi loin de toute eau.

5. Le prophète Jonas (GB 63) par erreur fuit et prend un bateau à Tarse (aujourd’hui en Turque) au lieu de Tarsis (en Espagne) comme dans Jonas 1: 3.

6. Puis le poisson qui a avalé Jonas lui laisse près de Ninive (GB 63). Il est bien fondé que Ninive fut la capitale de l’empire assyrien et a été construit sur le fleuve Tigre, pas sur la côte méditerranéenne.

C. Erreurs d’exagération et le mythe

L’Évangile de Barnabas contient de nombreuses déclarations absurdes. Beaucoup sont des scientifiquement impossibles, d’autres sont des fantasmes historiques ou théologiques.

1. « Là-dessus, comme la nourriture (pomme ?) se descendait, il (Adam) se souvint de la parole de Dieu, voulant mettre arrêter la nourriture, il mit sa main dans sa gorge, où chaque homme porte la marque « (40 GB). Mettre la main à la gorge ne s’arrêtera pas le passage de la nourriture avalée. De plus, de quelle marque est-ce qu’il parle ?

2. « … les planètes, qui sont éloignés les uns les autres d’un voyage de cinq cents ans pour un homme, et la terre de la même manière est éloigné du premier ciel un voyage de cinq cents ans (GB 178) ou « quatre mille cinq cents ans » voyage (GB 105). Ces distances ne sont en aucune façon exactes, mais sont plutôt des conjectures fantaisistes.

3. « Dieu ayant créé une masse de terre, et lavoir quitté pour vingt-cinq mille ans sans faire autre chose; Satan, qui était comme prêtre et chef des anges … savait que Dieu de cette masse de terre devrait prendre des cent quarante-quatre milles signés avec la marque de la prophétie … » (GB 35). Quand Dieu n’a-t-il jamais cessé de prendre soin de la terre ? Aussi, Satan ne peut en aucun cas être considéré comme un prêtre. Prêtres cherchent à réconcilier l’homme avec Dieu ou des dieux en officiant des cérémonies et des sacrifices. Satan ne cherche nullement à concilier les anges ou les hommes à Dieu, mais cherchent d’encourager la rébellion envers Dieu.

4. « Là-dessus, à Mitspa trois armées ont assemblé chacune avec deux cent mille hommes qui portaient l’épée »(GB 91). C’étaient des armées juives, chacune croyant quelque chose de différent au sujet de Jésus et prêt pour une bataille de trois cornes où chaque partie luttera simultanément sur les deux autres. Mais calmé par un mot du gouverneur païen et le grand sacrificateur, ils ont tous simplement laissé leurs armes et ils ont embrassés l’un de l’autre, en disant: « Pardonne-moi, mon frère. » Cette histoire trahit elle-même comme un mythe phénoménal et la fantaisie. L’auteur avait l’intention de recourir à nouveau à la souche sauvage avec les exagérations des faits et des chiffres dans une tentative apparente de créer un merveilleux impact sur ses lecteurs. Où est-ce que les Juifs ont pu trouver soudainement six cent mille épées ? Pendant l’occupation romaine de la Palestine, aucune fabrication de matériaux militaires n’a été autorisée. En effet, si les Juifs avaient 600.000 hommes forts, Pilate aurait seulement été trop heureux de voir les décimer les uns les autres. Et plutôt que se battent entre eux, 600.000 juifs armés pouvaient facilement chasser les Romains qu’ils haïssaient, dès la sortie de la Palestine. L’ensemble de l’armée romaine dans le monde à ce temps ne comptait plus que la moitié de ce chiffre (Encyclopedia Britannica, 1966 ed. Vol. 19, pp. 527528).

5. Jésus intercède en vain pour que Dieu donne le pardon à Satan. Après, Jésus avertit Satan: « Il faut savoir que l’ange Michel a besoin, le jour du jugement de te frapper avec l’épée de Dieu cent mille fois et chaque coup te donnera la douleur de dix enfers « (GB 51 57). Cette punition est illusoire et dénuée de sens, surtout lorsqu’on les compare aux peines effectives prévues pour Satan dans la Bible.

6. Le jour du jugement, “… les démons et les réprouvés avec Satan vont pleurer pour que plus d’eau aille couler des yeux de l’un d’entre eux que ce qui est dans la rivière de Jordon « (GB 55). Encore une fois, il s’agit d’une description fantaisiste qui n’est pas digne de la Sainte Écriture.

7. Au jour du jugement “… le cilice brillera comme le soleil, et tous les poux une l’homme aura supporté pour l’amour de Dieu sera transformée en perle “(GB 57). Où est l’homme ordonné ou exhorté à porter des poux pour l’amour de Dieu ?

8. À cause d’une sécheresse on dit: « O mon frère, il est maintenant deux mois que j’ai bu l’eau »(CB 144149). Ceci est une impossibilité physique.

9. « Rome seule a vingt-huit mille dieux qu’on peut voir » (Go 152). Il n’y a pas doute que cela est encore un nouvel effort d’impressionner avec des chiffres exagérés (ainsi que dans GB 21, 178 , 179,  199 et ailleurs). Rome avait beaucoup de dieux et de déesses, dans son PANTHEON, mais pas 28.000.

IV. Cohérence

Dans toutes les oeuvres littéraires authentiques, la cohérence doit être respectée. Validité et l’honnêteté demandent que le texte soit dans un accord cohérent avec lui-même et avec d’autres sources d’information authentifiée.

A. L’Évangile de Barnabas, est-il cohérent avec lui-même ?

Cette œuvre a de nombreuses incohérences. L’incohérence la plus flagrante et contradictoire en-soi est immédiatement vu dans le titre de l’auteur. Le Barnabas réel, originaire de Chypre ayant le grec comme sa langue maternelle, devrait certainement savoir que le Christ (en grec) est l’équivalent du Messie (hébreu). En tant que Juif chypriote, il aurait connu les deux langues et ne donnerait pas à Jésus le titre Christ au début et ensuite pendant tout son « Évangile » nier que Jésus est le Messie (GB titre, 42, 82 et autres). Il se trompe à nouveau (GB 16) en ayant le Christ Jésus né à Bethléem et en donnant le titre de Messie à Muhammad qui était né à Mecque.

Non seulement il y a une confusion concernant le titre de Jésus à la naissance, mais aussi quant à sa mort. Jésus fait allusion à sa mort « comme Lazare » et la résurrection (GB 195). Jésus dit également (GB 213): « Béni soit ton saint nom, ô Seigneur, parce que tu ne m’as pas séparé du nombre de tes serviteurs qui ont été persécutés et tué par le monde. » Après la mort de Jésus est d’ailleurs refusée (215 & tout au long du livre).

B. L’Évangile de Barnabas est-il compatible avec la Bible et le Coran ?

La suivante est seulement certaine de ses contradictions de l’un ou des deux:

1. Muhammad est désigné comme le Messie (GB 42). Pour être le Messie, Muhammad aurait dû été un Juif. La Bible (Jean 1:41) et le  Coran (sourate Al Imran 45; Maida 72) déclarent que Jésus est le Messie.

2. Marie a donné naissance à Jésus sans douleur (GB 3). Le Coran (Maryam 23) précise que Marie a donné naissance à Jésus avec la douleur.

3. Une seule femme est autorisée (GB 115). Le Coran dit qu’un homme peut prendre 3 ou 4  épouses (Al-Nisa 3).

4. Les comptes du jour du jugement dans le Coran et l’Évangile de Barnabas se contredisent (GB 53 vs. Surahs ‘Abasa 80:33-37 et Al-Haqqa 69:13- 18).

5. Il y a neuf cieux (GB 105, 178), suivant Danté. La Bible a trois cieux  (2 Cor. 12:2). Le Coran stipule sept (Sourates, Nuh, 71:15; Aal-Mulk 67:3; Al-Mu’minun 23:86; Ha, Mim Al-Sajda 41:12; Bani Israil 17:44; Al-Talaq 65:12, et Al-Baqara 2:29).

6. Ismaël a été offert sur l’autel par Abraham (GB 44). La Bible noms Isaac (Genèse 22; James 2:21). Le Coran en déduit aussi Isaac, qui est nommé deux fois dans la Sourate (Saffat 100-113).

7. La circoncision est nécessaire pour le salut éternel (GB 23). La Bible enseigne que la circoncision n’est pas nécessaire pour le salut éternel (cf. Ac 15, 1-16).

8. Une citation biblique du prophète Ezéchiel (33: 11) est attribuée au Prophète Joël (GB 165), et une prophétie attribuée à tort à Ezéchiel (GB 67) est effectivement tirée du prophète Jérémie (31: 31). On attribue également au prophète Daniel un récit historique trouvé beaucoup plus tôt dans I Rois 22. Il est étrange que Jésus, sachant l’Ancien Testament, si bien, ne corrige pas « Barnabas », s’il était en effet l’auteur du texte.

9. Dieu est considéré comme le « Dieu d’Abraham, Ismaël et Isaac » (GB 212). L’Ancien Testament se lit toujours « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ».

10. Adam lui-même circoncis (GB 23). La Bible déclare à Abraham d’être le premier homme circoncis (Genèse 17: 24).

11. L’Évangile de Barnabé ignore totalement l’existence du prophète Jean le baptiste (Yaha Ibn Zakariya), si important dans la Bible et le Coran, et pourtant les mots mêmes de Jean (Jn 1, 27) sont mis dans la bouche de Jésus (42,96 GB), un plagiat évident.

12. Jésus, soi-disant, raconte un dialogue entre le prophète Élie et un aveugle qui n’existe nulle part dans l’histoire biblique (GB 116117).

13. Plus étrange encore est l’affirmation contenue dans l’Évangile de Barnabas que le souverain sacrificateur juif, et peut-être aussi Hérode et Pilate, a souhaité … pour se prosterner et adorer Jésus … (GB 93). Il faut se rappeler, le souverain sacrificateur était le chef ennemi de Jésus et ne pouvait pas être sur le point de l’adorait pour deux raisons: 1) il considèrent Jésus coupable de blasphème (Marc 14:63,64). 2) Jésus a constamment condamné les prêtres de l’hypocrisie.

Les autres distorsions et perversions dans l’Évangile de Barnabas pourraient être exposées, mais les preuves internes ci-dessus devraient suffire à convaincre quiconque de la nature erronée de ce livre. Cependant, il y a des faits supplémentaires qui seront pris en considération.

V. Preuves extérieures

A. Les manuscrits anciens

Il est remarquable qu’il n’y a pas en vigueur l’Évangile de Barnabas dans la langue grecque, la langue des écrivains orthodoxes des Évangiles. La source de la traduction en cours en l’anglais est un manuscrit italien désormais conservé à la Bibliothèque impériale de Vienne. George Sale, dans la préface à la première traduction du Coran en anglais, fait une référence à une copie de l’Évangile de Barnabas en espagnol, qui semble avoir été, au moins pour un temps, en sa possession. (Le texte du manuscrit italien contient de nombreuses erreurs d’orthographe, donc peut-être la version espagnole est l’original.) En revanche, plus de 5.300 manuscrits du Nouveau Testament grec existent aujourd’hui, et d’autres sont susceptibles d’être découverts. Aucun autre document de l’antiquité ne commence à approcher ces nombres. En comparaison, l’Iliade d’Homère, dont l’authenticité n’est contestée nulle part, est loin dans la deuxième place avec seulement 643 manuscrits en vigueur de ce poème grec.

Sale affirme que la version espagnole de l’Évangile de Barnabas était une traduction de l’Italienne par un musulman espagnol nommé Mustafa de Aranda (Aranda, une ville située dans le nord Espagne). La version espagnole est maintenant perdue, mais dans sa préface, selon Sale, le texte italien était volé par un moine, Fra Marino, de la bibliothèque du pape quand le Pape Sixte V a pris une petite sieste. Après l’avoir lu, Fra Marino est devenu musulman. Son vol a été prétendument motivé par son désir de mettre la main sur le livre depuis qu’il avait rencontré par hasard une écriture de l’Irénée le Père de l’Église dans laquelle il a parlé contre Saint-Paul, tirant pour son autorité un « Évangile de Saint Barnabas ». Nulle part, toutefois, dans les écrits volumineux conservés d’Irénée n’est-il fait mention d’un évangile de Barnabé. En outre, Irénée reconnaît clairement les écrits de Paul comme inspirés et il déclare succinctement que seuls les « quatre » Évangiles (Matthieu, Marc, Luc, Jean) ont été ou à jamais été donnés par Dieu.

C’était en 1907 que le texte italien de l’évangile de Barnabé fut traduit en anglais  par Lonsdale et Laura Ragg. Dans leur introduction à l’œuvre, ils font preuve de l’effet que le livre était un faux livre médiéval. Depuis ce temps, les traductions en arabe et en ourdou ont été produites, tous, cependant, sans l’introduction par le Raggs. Lt. Col M.A. Rahim (Pakistan) a réimprimé l’Évangile de Barnabas en anglais en 1973, en omettant l’introduction de Raggs et remplaçant par un autre, d’un point de vue différent.

Un évangile de Barnabé a été inscrit dans un décret attribué au Pope Gelasius I (492-495 AD), quoique la date de ce décret et son authenticité est contestée. Dans ce soi-disant décret de Gélasien, un évangile de Barnabé est rejeté, de même avec quelque 10 autres « Évangiles » grecs considérés comme hérétiques. Si un tel livre avait été rédigé par l’authentique Barnabas, il aurait sans doute été reconnu comme authentique, parce que Barnabas était haut estimé partout. Quelles que soient les autres références à un évangile de Barnabé, il n’y a aucune base de l’assimilé, si elle existait, avec le présent Évangile de Barnabas sous discussion. Titres identiques ne prouvent pas de livres identiques.

B. Le Barnabas Historique

Barnabas, selon le Nouveau Testament, la seule source d’information historique disponible sur lui, n’était pas un apôtre de Jésus. Il est douteux qu’il n’ait jamais même vu Jésus. Le nom de Barnabas est mentionné 28 fois dans le Nouveau Testament, mais pas une seule fois dans les quatre Évangiles. C’est parce qu’il n’est pas devenu un disciple seulement après l’ascension de Jésus et il était appelé Barnabas (fils d’encouragement), par les Apôtres un certain temps plus tard (Ac 4, 36). Jésus, s’il l’avait connu, aurait lui adressé par son nom original Joseph.

Paul et Barnabas avaient une division temporaire quand ils n’étaient pas d’accord au sujet du jeune homme Jean-Marc concernant la sagesse de lui avoir lui comme un compagnon voyage, mais ils n’ont jamais été en désaccord comme l’Évangile de Barnabas présent, en matière de doctrine, ce qu’un examen exact du texte du Nouveau Testament en témoigne. Paul et Barnabas ont été entièrement d’accord quant à l’Évangile pur. Et tous deux étaient d’accord avec l’Apôtre Pierre qui fut un disciple et compagnon de Jésus (I Pet. 1: 3).

Une légende raconte que c’est en 478 Barnabas a paru dans une vision à l’évêque de Salanus (Chypre) et dit : « Vous trouverez une grotte et un cercueil, parce que là tout mon corps a été préservé et un Évangile écrit de ma propre main… ». Cette citation n’est que partielle, car elle se poursuit dans l’Original : « … que j’ai reçu de l’apôtre et évangéliste Saint Matthieu. » Donc, cet Évangile, si elle a réellement existé, a été écrit par Barnabas, mais son origine été avec Matthieu, et pour cette raison ne pouvait se lire comme l’Évangile d’aujourd’hui de Barnabas. Il serait sans doute en accord avec l’Évangile de Matthieu canonique, qui, avec tous les autres écrits du Nouveau Testament, a été acceptée comme authentique par l’Église chrétienne depuis l’an 200 après J.-C. et officiellement déclaré authentique en 382 AD. Les Pères de l’Église par la suite ont cité de tous les livres du Nouveau Testament, mais pas une seule fois l’Évangile de Barnabas. De même, aucune savante musulmane ne fait référence à l’Évangile de Barnabas, jusqu’au 18e siècle. Il est hors de raison que l’Évangile de Barnabé, si elle était authentique, pourrait avoir été écrasé et caché pour tous ces siècles.

En fait, personne ne sait ce qui est finalement arrivé à Barnabas. La tradition lui situe à la fois à Alexandrie et à Rome. En fait, un autre livre apocryphe, l’Épître de Barnabas (il ne faut pas confondre avec l’Évangile de Barnabas), est venu d’Alexandrie. Autres livres bien pu être attribuée à Barnabé, tels que les Actes de Barnabé, mais aucun d’euxn’ont jamais été reconnus canonique ou inspiré. Ils n’ont aucune corrélation avec l’Évangile de Barnabas examinée dans ce document.

C. Manuscrit Moyen âge

La plus ancienne histoire du manuscrit italien de l’Évangile de Barnabas  commence avec la découverte ou l’acquisition par un savant nommé Cramer à Amsterdam, Hollande en 1709 apr. J.-C. Il a changé mains plusieurs fois avant de s’immobiliser à Vienne, où il est aujourd’hui conservé. Ce manuscrit de la Bibliothèque impériale a été écrit dans le courant du 16e siècle après J.-C., selon les experts qui ont examiné son script, la reliure et le papier. Cela se révèle peu, car il ne peut être démontré qu’il a été traduit à partir d’une source précédente. Mais il est significatif qu’il n’y ait aucune référence ou allusion à n’importe quelle source d’origine, qu’il soit grec, hébreu, latin, espagnol, arabe ou autre. Quelques notes marginales en gaffeur arabe qui trahissent une main européenne, ne semblent, ce qui ne fait que renforcer la conclusion qu’elle ne pouvait pas être fondée sur toute autre langue (à l’exception peut-être de l’espagnol parce que l’italien lui-même est faible). Il est très suspect, par conséquent, que Mustafa de Aranda soit lui-même l’auteur de l’Évangile de Barnabas en raison du caractère médiéval du texte, comme il ressort de la précédente section de cette étude.

VI. Conclusion

George Sale, Lonsdale et Laura Ragg, et chaque chercheur honnête qui s’est donné lui-même à une étude objective de l’ouvrage est d’accord que l’évangile de Barnabé n’est rien plus qu’un faux document. Et chaque chercheur de la vérité sans préjugés en comparant ceci avec les Évangiles authentiques dans le Nouveau Testament, inévitablement se conclura le même. Il n’est pas un livre approprié pour être utilisé par les musulmans ou les chrétiens à cause de ses nombreuses imprécisions et fausses déclarations des faits. L’Évangile de Barnabas effectivement fait une parodie de la vérité historique et est une insulte aux hommes honnêtes et intelligents. Dans la recherche des faits historiques authentiques pour les vrais débuts du christianisme, il doit être rejeté comme n’ayant aucune valeur objective. Par rapport aux preuves historiques à l’appui de la validité de la Bible et en particulier les comptes des quatre Évangiles dans le Nouveau Testament, l’Évangile de Barnabas ne peut légitimement être comparé à la Bible. Elle se disqualifie comme une source historique pour la vie et le ministère de Jésus et se qualifie pour être considéré comme un curieux texte de littérature polémique musulman-chrétienne pendant le moyen âge.

 

AUTRES LIVRES UTILES ET BROCHURES

Abdul-Ahad, Selim, and Gairdner, W.H.T. “The Gospel of Barnabas: An Essay and Inquiry. » Hyderabad: Henry Martyn Institute of Islamic Studies, 1985.

Campbell, William F. « The Gospel of Barnabas: Its True Value. » Rawalpindi: Christian Study Centre, 1989.

Gilchrist, John. « Origins and Sources of the Gospel of Barnabas. » Brighton: FFM Publications, 1980.

Jadeed, Iskandar. “The Gospel of Barnabas: A False Testimony. » Rikon, Switzerland: The Good Way.

Sox, David. « The Gospel of Barnabas. » London: George Allen & Unwin, 1984.

« The Gospel of Barnabas. » Edited and translated by Lonsdale and Laura Ragg. Oxford: At the Clarendon Press, 1907.

 

La Canonicité du Nouveau Testament

A Greek New Testament opened to the well-known passage of John 3:16

 

I. INTRODUCTION

Comment déterminer les livres qui sont inspirés et ceux qui ne sont pas ? À travers les siècles, les croyants ont été confrontés avec cette question. C’est la question du canon, c’est-à-dire, quels livres peut-on considérer comme inspirés, comme digne d’être appelés « la parole de Dieu ? »

A. Définitions

Le mot grecque “kanon” vient de ‘cane’ : un roseau droit, une verge, une tige, ou une pièce de bois droite à laquelle on fixe une chose qui doit rester droite ; utilisé dans de nombreuses occasions:

    • canne à mesurer, règle
    • ligne de charpentier, fil à mesurer
    • la mesure d’un saut, comme aux jeux Olympiques

Métaphoriquement, le canon c’est toute règle ou tout standard, principe ou loi concernant les jugements, la vie, les actions.

« Le mot canon signifie la règle qui sert à mesurer, puis, par extension : ce qui est mesuré » (Pache).

Athanase était le premier père de l’Église d’utiliser ce mot « canon » dans ce sens. Il a dit que le Berger de Hermas n’appartient pas au canon. Les écritures « canoniques » sont celles qui sont la base standard, la base authentique, et la base autoritaire pour le christianisme.

La question est très importante, surtout en regardant les derniers mots du dernier livre dans la Bible :

Apocalypse 22:18 « Je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera (à son sort) les plaies décrites dans ce livre.  19 Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.»

 B. L’origine des Livres du Nouveau Testament

L’inspiration divine détermine la canonicité : la canonicité ou l’autorité des Écritures dérive de l’inspiration et pas des hommes. Alors il faut faire une distinction entre la détermination du canon et la récognition du canon. Les livres de notre Bible ont été canoniques le moment où ils ont été écrits. Mais la récognition du canon par les églises était un processus progressif.

« Les hommes sont-ils capables de discerner l’inspiration de manière à reconnaître avec certitude si tel ou tel livre religieux a sa place dans le canon ? D’eux-mêmes, certainement pas » (Pache, 145).

Les mots de l’apôtre Paul nous aide à voir l’importance du role du Saint Esprit dans ce processus:

« Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’oeil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. . . .Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. » (1 Corinthiens 2:9-10,14).

Les trois miracles opérés par le Saint Esprit pour la préservation de la Bible sont :

« L’inspiration aux auteurs sacrés, l’illumination à l’individu bien disposé, afin qu’il comprenne le test inspiré, le discernement à la communauté croyante, afin qu’elle reconnaisse les livres d’origine divine et les conserve dans le canon » (Pache, 145).

« C’est l’inspiration d’un livre qui fait qu’il soit autoritaire, pas l’acceptation de l’homme ou la reconnaissance de l’ouvrage. Si Dieu a parlé, ce qu’il dit est divin en soi, indépendamment de la réponse humaine à elle. Elle n’est pas “devenue divine” par l’accord de l’homme. » (Bahnsen)

II. LA FORMATION DU CANON

La Bible n’est pas tombée du ciel. La formation de la collection des livres dans nos Bibles est venue dans les étapes.

Jésus n’a pas dit aux disciples d’écrire ses enseignements. Ni Jésus ni les apôtres n’ont donné une liste des livres inspirés par Dieu. Les mots « Ancien Testament » et « Nouveau Testament » ne sont pas des mots donnés par les apôtres. C’était utilisé par Tertullien en 170. (Canon of The New Testament, by W. Hartono). Mais Jésus a promis que ses disciples seront capables par le Saint-Esprit de se souvenir de ce qu’il a dit.

Jean 14:26 « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit. »

Jean 16:13 « Quand il sera venu, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car ses paroles ne viendront pas de lui-même, mais il parlera de tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera les choses à venir. »

« Jacques était peut-être le premier livre, ayant été écrit avant l’an 49, et l’Apocalypse était certainement le dernier, à peu près l’an 95. Pendant la plupart de ce temps, l’Église primitive a eu l’Ancien Testament comme leur seule Bible. Pierre a prêché Christ sur la fondation de l’Ancien Testament (Actes 2,3,10) ; Étienne a fait un survol de l’histoire de Juifs à travers l’Ancien Testament (ch.7) ; Philip a prêché Christ à l’Eunuque éthiopien à partir d’Esaïe 53 (ch.8) ; et à chaque endroit où Paul est parti, comme nous voyons dans le livre des Actes, l’Ancien Testament était la base de sa prédication. » (Thiessen, 4-5).

 A.  Inspiration originale

Dieu a inspiré les écritures originales, les autographes. L’Église n’a pas de pouvoir d’inspirer un livre. L’Église peut seulement reconnaître ce que Dieu a déjà inspiré. Elle n’a pas une autorité au-dessous les Écritures, l’Église a les Écritures comme son autorité.

« Historiquement, la pensée chrétienne considère que le Saint-Esprit qui a dirigé la rédaction de chaque livre a aussi à accomplir la promesse de notre Seigneur de guider ses disciples dans toute la vérité. Cette opinion, cependant, est née d’une vision spirituelle et non de la recherche historique. Alors il faut déterminer ce que les recherches historiques nous apprennent des origines du canon du Nouveau Testament. » (Bruce, 23)

 B. L’Ancien Testament

1. L’AT était écrit pendant à peu près de 1000 ans. Les sacrificateurs ont gardé les écritures dans le tabernacle et après dans le temple :

Deut. 31:24-26 « Lorsque Moïse eut achevé d’écrire dans un livre les paroles de cette loi jusqu’à la fin,  il donna cet ordre aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel : Prenez ce livre de la loi et mettez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu; il sera là comme témoin contre toi.»

1Sam. 10:25 « Samuel formula pour le peuple le droit de la royauté et il l’écrivit dans le livre qu’il déposa devant l’Éternel

2Rois 22:8 « Alors le souverain sacrificateur Hilqiya dit à Chaphân, le secrétaire : J’ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l’Éternel! Hilqiya donna le livre à Chaphân qui le lut.»

Prov. 25:1« Voici encore des Proverbes de Salomon, transcrits par les gens d’Ézéchias, roi de Juda.»

Quand les Juifs étaient dispersés, ils ont fait les copies des écritures. Avant le temps de Jésus, les copies de l’AT existaient en Babylonie, en Égypte, en Palestine, et partout l’Empire Romaine. (The Bible Corrupt or Authenitique ; www.spotlights.org/Bible2.htm)

Au temps de Jésus Christ, l’AT était déjà reconnu comme les Écritures. Jésus a discuté avec les leaders religieuses au sujet de l’interprétation des Écritures, mais il n’a pas eu des discussions par rapport aux livres compris dans les Écritures.

Jean 5:39 « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi.»

Jésus n’a jamais dit que l’AT était falsifié ou corrompu.

2. L’AT hébreu est divisé dans trois volumes :

a. La Torah

b. Les Prophètes (Nabiim) Josué, Juges, Samuel, Rois, Les Prophètes Jérémie, Ézéchiel, et Esaïe, les 12 prophètes mineurs

c. Les Écritures (le Kethubim) : Psaumes, Proverbes, Job, Cantiques, Rut, Lamentations, Ecclésiastes, Esther, Daniel, Ezra, Néhémie, Chroniques

 3. Jésus a reconnu cette division :

Luc 24:44 « Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous; il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. »

Luc 11:50 « afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,  51 depuis le sang d’Abel, jusqu’au sang de Zacharie, tué entre l’autel et le temple; oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération. voir 2Chr. 24:20-22 . . . Zacharie dit en mourant : Que l’Éternel voie et qu’il demande des comptes! »

4. L’AT était traduit en Grec environ 250 –150 ans avant Jésus Christ. Le nom donné c’était le Septante, parce qu’on croyait que 70 hommes ont fait cette traduction.

 5, Le Nouveau Testament cite tout l’AT sauf 7 livres : Abdias, Nahum, Ecclésiastes, Cantiques, Esther, Ezra et Néhémie.

 6. Les livres d’Apocryphe n’étaient pas cités dans le NT, et l’apocryphe était accepté par le Concile de Trent seulement en 1546.

C. Le Nouveau Testament : une reconnaissance éventuelle

1. « Après un Évangile ou une Épître était rédigé, il restait pour un certain temps une possession précieuse de l’individu où l’église qui l’a reçu. Dans certains cas, les originales ont été passées de l’église en église (par exemple Colossiens et peut-être Éphésiens » (Thiessen, 6).

1Th. 5:27« Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les frères. »

Col. 4:16« Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’église des Laodicéens, et que vous, vous lisiez également celle qui vous arrivera de Laodicée. »

Gal. 1:2 « et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie »

Apoc. 1:11 « qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. »

2.  Les faux enseignants sont aussi infiltrés parmi les chrétiens enseignant et même écrivant ce qui n’était bien

2Cor. 2:17 « Car nous ne sommes pas, comme plusieurs, des falsificateurs de la parole de Dieu, c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, devant Dieu et en Christ que nous parlons. »

2Th. 2:2 « ne vous laissez pas promptement ébranler dans votre bon sens, ni alarmer par quelque inspiration, par quelque parole ou par quelque lettre qui nous serait attribuée, comme si le Jour du Seigneur était déjà là.»

Gal. 6:11 « Voyez avec quels gros caractères je vous ai écrit de ma propre main.»

Philem. 19 « Moi Paul, je l’écris de ma propre main : je te le rembourserai — pour ne pas dire que tu te dois toi-même à moi. »

2Th. 3:17 « La salutation est de ma main, à moi, Paul. C’est ma signature dans toutes mes lettres; voilà mon écriture. »

Col. 4:18 « Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes chaînes. Que la grâce soit avec vous! »

3. « Il semble que les 4 Évangiles aient été rassemblés rapidement en une collection, peu de temps après la rédaction de l’Évangile de Jean. . . . vers l’an 115 Ignace, évêque d’Antioche, parle de l’autorité de l’Évangile; or, comme il connaissait plus d’un Évangile, il est probable que, par ce terme, il désignait la collection des 4 Évangiles. » (Bruce, 26).

4.   Paul lui-même a dû informer les églises de sa signature pour que les églises sachent la marque de ses lettres. « Que la grâce soit avec vous. »  2Thessaloniciens 3:17-18   La salutation est de ma main, à moi, Paul. C’est ma signature dans toutes mes lettres; voilà mon écriture.  Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous!

5.  À cause des faux prophètes et les fausses lettres, les églises ont répondu avec les clarifications par rapport aux doctrines et aux Écritures. La première liste des livres du N.T. que nous connaissions a été dressée à Rome, vers l’an 140, par un hérétique du nom de Marcion; celui-ci faisait une distinction entre le Dieu Créateur de l’A.T. qu’il considérait comme inférieur et le Dieu Père révélé en Jésus-Christ. Il a rejeté non seulement l’A.T., mais aussi des parties du Nouveau qui semblaient contaminées par le judaïsme. Le canon de Marcion était une grande motivation pour l’Église de préserver la collection des livres inspirés. Le canon de Marcion comprenait donc deux parties :

a. une édition expurgée du 3éme Évangile, écrit par un gentil (Luc)

b. 10 des épîtres pauliniennes (les trois épîtres pastorales’ n’y figuraient pas).

6. La deuxième collection connue des livres du NT est appelée le Fragment de Muratori (170; fin du IIe siècle). Elle été publiée pour la première fois en Italie, en 1740, par un cardinal historien nommé L.A. Muratori. Elle mentionne les quatre évangiles, 9 lettres de Paul aux églises et 4 des lettres adressées à des individus (Philémon, Tite, 1 et 2 Timothée), Jude, deux épîtres de Jean, l’Apocalypse de Jean et celle de Pierre. Elle mentionne le Pasteur d’Hermas comme digne d’être lu, mais ne faisant pas partie des écrites prophétiques ou apostoliques. (Il ne manque que 5 de nos livres actuels)

7. On peut dire que, dès le 2e siècle, les livres suivants étaient reconnus universellement et sans difficulté : les quatre Évangiles, les Actes, les treize épîtres de Paul, 1 Pierre, 1 Jean. Certaines fractions de l’Église . . . ont été beaucoup plus longues que d’autres à accepter certaines petites épîtres (2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jacques, Jude) ainsi que l’Apocalypse. Hébreux : la lettre n’était pas signée . . . Quoi qu’il en soit, la canonicité et l’authenticité de cette épître finirent par être unanime admises, même si pour certains la question du rédacteur demeurait ouverte.

8. Certains livres ont été acceptés comme canoniques qui ne le sont plus aujourd’hui.

a. le Codex Sinaïtiques comprenait l’Épître de Barnabé et Le Pasteur d’Hermas, oeuvre romaine composée en 110 après J.-C.

b. le Codex Alexandrin comprenait 1re et 2e Épîtres de Clément.

9. « Les seuls livres au sujet desquels subsistaient encore quelques doutes après la première moitié du 3e siècle sont ceux qui figurent à la fin de notre Nouveau Testament. Origène (185-254) mentionne les 4 Évangiles, les Actes, les 13 épîtres pauliniennes, 1 Pierre, 1 Jean et l’Apocalypse comme unanimement reconnue; par contre Hébreux, 2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jacques et Jude, ainsi que l’épître de Barnabas, le Pasteur d’Hermas, la Didaché et l’Évangile des Hébreux sont contestés par quelques-uns. » (29)

10. Eusèbe (265-340) mentionne les livres généralement reconnus comme étant tous les livres de notre Nouveau Testament sauf Jacques, Jude, 2 Pierre, 2 et 3 Jean, contestés par quelques-uns, mais reconnus par la majorité.

11. En 367, Athanase dans sa 39e lettre pascale, a établit les 27 livres de notre NT comme seuls canoniques; son exemple a été suivi peu de temps après par Jérôme et Augustin en Occident; en Orient, le processus a été peu plus long : ce n’est qu’en 508 que 2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jude et l’Apocalypse ont été admis dans la Bible syriaque à côté des autres livres.

12. « Il faut souligner ici un point important : les livres du NT n’ont pas été revêtus d’autorité par le fait d’avoir été inclus dans une liste canonique, mais, au contraire, l’Église les a inclus dans son canon parce qu’elle les considérait déjà comme inspirés de Dieu, et reconnaissait leur valeur intrinsèque en même temps que leur autorité apostolique directe ou indirecte. » (30-31).

 D. La place d’autorité humaine dans le canon.

Le canon n’a été fixé par voie d’autorité, ni pour le Nouveau, ni pour l’Ancien Testament . . . Selon Gaussen, on compte 18 conciles tenus au 3e siècle contre les hérétiques du temps, 86 au 4e, et 80 au 5e siècle.

« C’est donc un fait admirable et manifestement providentiel que, sur ce seul point, on ne puisse trouver nulle part, dans les documents de l’histoire, aucune contrainte publique, aucune action collective des évêques, aucun arrêté des conciles, aucune prescription des empereurs; en un mot, aucun acte humain d’autorité, qui soit intervenu pour imposer aux troupeaux l’acceptation d’aucun code sacré, ou pour forcer aucune conscience individuelle à recevoir dans le canon un seul des 27 livres dont se compose aujourd’hui le Nouveau Testament » (Gaussen, 108-9).

1. L’Église primitive a utilisé cinq principes pour déterminer les livres du Canon du Nouveau Testament :

a. Autoritaire, Apostolique : le livre, a-t-il été écrit par un apôtre, ou, si non, est-ce que l’auteur avait eu une telle relation avec un apôtre au point où son livre a atteint un niveau comme les livres apostoliques ? a-t-il été écrit dans le premier siècle ?

b. Prophétique : a-t-il été écrit par un homme de Dieu ?

c. Authentique, Orthodoxe : est-ce qu’il dit la vérité, est-ce qu’il conforme à la révélation qui était déjà donné ?

d. Dynamique, Contenu : est-ce que le livre a eu un caractère spirituel au point où il était élève au niveau des livres canoniques ?

e. Réceptivité, Universalité : le livre, était-il reçu universellement par l’église ?

2. Les catégories des oeuvres littéraires

a. Homologoumena : les livres acclamés universellement comme canonique (20 de 27)

b. Antilegomena : les livres qui ne sont pas acclamés universellement comme canonique pendant le temps de l’église primitive (7 de 27 ; Hébreux, Jacques, 2 Pierre, 2 et 3 Jean, Jude, Apocalypse). Ils n’étaient pas appelés « non-canonique » mais leur rang était à peu près comme « semi-canonique. »

(1)  Hébreux –  anonyme.

Dans l’Est, où il était considéré comme écrit par Paul, Hébreux était reçu de bon cœur. Mais l’Ouest était plus lent a accepté parce qu’ils ont insisté sur l’écrivain apostolique au lieu de l’autorité apostolique. Dans le 4e siècle, à travers l’influence de Jérôme et Augustin, l’Ouest a reçu finalement Hébreux comme canoniques.

(2)  Jacques – auteur, contenu .

Il y avait un conflit supposé avec la justification par la foi ; même Luther pendant le temps de la Reforme a eu les difficultés avec ce livre. Mais quand ils ont compris la nature complémentaire aux Épîtres de Paul, l’Ouest a reçu sa canonicité.

(3) 2 Pierre – authenticité ; les différences entre 1 et 2 Pierre

(4) 2 et 3 Jean – authenticité – leur contenu, leur circulation ; l’auteur –ancien

(5) Jude – authenticité – la référence au livre d’Énoch, un livre pseudépigraphe. Mais la citation n’est pas une approbation pour tout le livre. L’Apôtre Paul a aussi cité la poésie païenne : Actes 17.28 ; 1 Cor 15.33 ; Tit 1.12.

(6) Apocalypse : authenticité questionnée plus tard pendant les discussions par rapport au royaume millénaire de Christ. La plupart des questions n’étaient pas au sujet de l’inspiration, mais au sujet d’interprétation et association avec certaines disputes doctrinales.

c. Pseudépigraphe : « les livres attribués aux faux auteurs. » Livres écrites entre 200 avant Christ au 200 après Christ. Il ne sont jamais acclamés comme canonique par les chrétiens orthodoxes. Ils sont bizarres, hérétiques, pas authentiques. «  Ils ont une valeur historique seulement en indiquant les doctrines hérétiques des gnostiques, docétiques, et les groups ascétiques, et aussi l’intérêt exagéré de l’église primitive des histoires religieuses. » (Geisler, 199). Il y en a environ 300 différents livres dans cette catégorie. Entre ceux qui sont plus importants sont :

(1) l’Évangile de Thomas (1ère siècle, un vu gnostique des miracles de Jésus)

(2) l’Évangile de Pierre (2e siècle, une falsification des gnostiques et docétiques) (3) l’Évangile de Nicodème, l’Évangile de Joseph le charpente, l’Évangile de la Naissance de Marie, etc.

(4) Les Actes de Pierre ; Les Actes de Jean, Les Actes d’André ; Les Actes de Thomas

(5) l’Épître perdue de Corinthe, l’Épître de Paul aux Laodicéens

(6) l’Apocalypse de Pierre, l’Apocalypse de Paul, l’Apocalypse de Thomas, etc.

d. Apocryphe : « caché » « les livres dehors du canon de l’AT. » Écrite environ 300 –100 ans avant Jésus Christ.

Les Apocryphes qui ont été acclamés canonique par une partie de l’Église, mais après n’ont pas été accepté comme canonique : Clément de Rome, Le Berger d’Hermas, L’Épître de Barnabas ; Didache .

Ils ont de la valeur historique et théologique.

(1) Les apocryphes ont-ils place dans le canon ?

1 et 2 Maccabées; 1,2 Esdras (3 Esdras); Ecclésiasticus; Tobie; Suzanne; Sagesse de Salomon; Judith; Bel et le Dragon (ou : Sapience) ; additions à Esther; Jeunes Hébreux (additions à Daniel) ; Baruch

(a)  Les Juifs n’ont jamais reconnu les livres d’Apocryphe

• Les livres apocryphes n’ont pas été écrits par les prophètes.

• Ils ne prétendait pas d’être la parole de Dieu.

(b) Erreurs :

« À part certains renseignements historiques intéressants (1 Macc. Surtout) et quelques belles pensées morales (Sagesse de Salomon), ces livres contiennent des légendes absurdes, des platitudes, des erreurs historiques, géographiques et chronologiques, ainsi que des hérésies doctrinales manifestes; ils recommandent même des actes immoraux (Judith 9.10,13) » (156).

• 2 macchabées 12.45-46 prier pour les morts

• Tobit 12.9 : salut par œuvres

« Finalement, les livres d’Apocryphe débordent dans les erreurs doctrinales, d’erreurs éthiques et des erreurs historiques. Par exemple, Tobit prétend avoir été vivant quand Jéroboam a fait sa révolte (931 av. J.-C.) et quand Assyrie a vaincu Israël (722 av. J.-C.)  malgré le fait que sa durée de vie est seulement une durée de 158 années (Tobit 1:3-5; 14:11)! Judith identifie à tort que Nebucadnetsar était roi des Assyriens (1:1, 7). Tobie approuve l’utilisation superstitieuse de foie de poisson pour conjurer les démons (6 : 6,7)! . . . . Les erreurs théologiques sont également importantes. Sagesse de Salomon enseigne la création du monde à partir de matière préexistante (7:17). II Maccabées enseigne la prière pour les morts (12:45-46), et Tobie enseigne le salut par le bon oeuvre de l’aumône (12:9) – tout à fait contraire à l’Écriture inspirée (tels que John 1:3; II Samuel 12:19 ; Hébreux 9:27; Romains 4:5, Galates 3:11) » (Bahnsen).

(c) Le Nouveau Testament ne cite pas les livres de l’Apocryphe. Il y a plus de 250 citations dans le Nouveau Testament venant de l’Ancien Testament, la plupart sont des citations venant du Septante, la version grecque de l’Ancien Testament.

« Ils ne semblent pas avoir été compris au début dans la version des Septante, mais furent graduellement introduits dans ses dernières éditions. Ni Josèphe ni Philon ne les citent. Le Christ et les apôtres ne s’y réfèrent jamais, bien qu’ils fassent librement usage du texte des Septante . . . (L’allusion de Jude 9 semble référer au Livre d’Hénoch, pseudépigraphe qui ne figure pas sur la liste des apocryphes donnée ci-dessus.) Les chrétiens des premiers siècles ne les ont pas non plus admis parmi les Écritures inspirées. » (156.)

(d) Leur acceptation par l’Église Romaine était très tard. Le Concile de Trente, en 1546, . . . C’était la première proclamation de l’Église Romaine que les livres des Apocryphes sont canoniques. Dans ce temps, les romanistes ont besoin d’autre évidence, parce que Luther leur a demandé plusieurs questions dont ils ne sont pas capables de répondre avec le N.T.

« Un passage du 2e livre des Maccabées (12.46) . . . dit que “c’est une pensée pieuse et bonne de prier pour les morts afin qu’ils soient libérés de leurs péchés”. Ce livre n’a jamais été accepté par les Juifs comme faisant partie des livres inspirés. Le 1er livre des Maccabées refuse d’ailleurs pour lui-même l’inspiration divine (1 Mac 9.27). Jérôme a rejeté les deux livres des Maccabées, comme tous les livres apocryphes ou “deutérocanoniques” comme non inspirés. L’Église catholique ne les a ajoutés à ses Bibles qu’en 1546, quelque 29 ans après que Luther ait protesté contre la doctrine du purgatoire et des indulgences. D’ailleurs, en admettant ce livre qui appuie la prière pour les morts, l’Église romaine a refusé un autre livre apocryphe, 2 Esdras, qui dit, en parlant du jour de la mort de quelqu’un : “personne ne doit prier pour un autre ce jour-là”. Le choix de l’un et le rejet de l’autre semblent liés à cette doctrine. » (Difficultés bibliques du NT.)

(e) Les livres de l’Apocryphe n’affirment pas leur autorité divine.

Ces livres ne prétendent pas pour eux l’autorité divine ultime. Envisager l’audace de l’écriture de Paul (“Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. Et si quelqu’un l’ignore, c’est qu’il est ignoré (de Dieu).”  – I Cor. 14:37-38; “Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème!! “- Gal. 1:8). Alors, fais le contraste avec le ton de précarité de l’auteur des Maccabées II : « si elle est mal faite et médiocre, c’était le mieux que je puisse faire » (15:38). En outre, lorsque l’auteur raconte la confiance de Judas au moment  d’encourager ses troupes, cette audace est venue « de la loi et les prophètes » (15:9), comme si cela était déjà une littérature autoritaire et reconnue à lui et à ses lecteurs. (Ceci se reflète également dans le prologue de l’Ecclésiastique.) I Macchabées 9:27 reconnaît le temps dans le passé lorsque des « prophètes cessés de se manifester » parmi les Juifs. (Bahnsen, Canoncity).

(2) Les Traditions : l’Église Catholique dès fois fait référence aux passages bibliques qui parlent de « la tradition. »

Jean 14:26, Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit.

Matthieu 16:17 Jésus reprit la parole et lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux.

Galates 1:11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme 12 car moi-même je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.

2Timothée 1:13 Retiens dans la foi et dans l’amour qui est en Christ-Jésus, le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi. 14 Garde le bon dépôt par le Saint-Esprit qui habite en nous.

1Timothée 6:20 O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, et les disputes de la fausse science. 21 Quelques-uns pour en avoir fait profession ont, en ce qui concerne la foi, manqué le but.

2Thessaloniciens 2:15 Ainsi donc, frères, demeurez fermes et retenez les instructions que nous vous avons transmises, soit de vive voix, soit par lettre.

2Thessaloniciens 3:6 Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre et non selon la tradition que vous avez reçue de nous.

 « Quelle est cette tradition ? Est-elle la tradition sainte de l’Église Orthodoxe de l’Est ? Est-elle la tradition des papes dans l’Église Catholique Romaine ? Non, c’est la tradition apostolique ; la vérité reçue du Père, Fils, et du Saint-Esprit ! Pouvez-vous voir cela ? Cela devrait être évident dans la lecture des Écritures, sauf si vous êtes en train d’aller à la Bible pour faire preuve à vos idées préconçues. Cette tradition, le dépôt, qui était délivrée ou remise, ce n’est pas la tradition de l’Église, la tradition papale, — plutôt c’est le modèle des saines paroles enseigner par les Apôtres. Et ils enseignent cela sur la base de la révélation venant de Dieu le Père. » (Bahnsen)

(3) L’Évangile selon Barnabas : The Bible Corrupt or Authenitique ; ).

« Beaucoup des musulmans réclament que le livre, L’Évangile de Barnabas, soit le vrai évangile que Jésus a donné à ses disciples. Une version italienne de cette livre est venue dans le début des années 1700. C’est un livre qui donne plusieurs récits alternatifs des événements dans la vie de Jésus que celle qu’on voit dans les Évangiles du Nouveau Testament. Plusieurs événements et discours cités ne sont pas en accord avec les quatre évangiles. Cette livre avait été démontrée une faux, certainement écrite en 1585. Il a des erreurs historique, géographique, et doctrinale qui montrent qu’il ne pouvait pas être écrit par Barnabas, le disciple de Jésus dans l’Église primitive. Il contredit le Coran dans plusieurs endroits, par exemple en appellent Mohammed le Messie et pas Jésus, et en disant que Marie n’a pas souffert la douleur pendant l’accouchement. La traduction de l’Évangile selon Barnabas utilisée le plus souvent par les musulmans était faite par Canon Lonsdale et Laura Rigg en 1907. Les traducteurs dans leur introduction disent : la vraie date reste . . . plus proche au 16e siècle que dans le premier siècle. » (Traduction, la mienne).

• Il n’y a aucun manuscrit de l’Évangile selon Barnabas avant 16e siècle.

Aucun écrivain musulman ne le cite avant le 15e et le 16e siècle.

Aucun père de l’Église ni un enseignant dans l’Église entre le premier et le 15e siècle n’ont cité un verset de l’Évangile selon Barnabas.

• Parfois les musulmans confondent l’Épître selon Barnabas avec l’Évangile selon Barnabas.

III. LES TÉMOIGNAGES DES ÉCRITURES :

Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. (Matthieu 5:18).

Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean 14:26).

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. 13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. 14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. 15 Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. (Jean 16:12-15).

Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole (Jean 17:20). (Les Évangiles ? La prédication des Apôtres ? Les Épîtres ?)

Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus. (Actes 1:16).

À celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles, 26 mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi, (Romains 16:25-26).

Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. (1 Corinthiens 2:13).

Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur. (1 Corinthiens 14:37).

Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! 9 Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème! (Galates 1:8-9).

C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. (1 Thessaloniciens 2:13).

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. (1 Thessaloniciens 4:15).

Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les frères. (1 Thessaloniciens 5:27).

Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. (2 Thessaloniciens 2:15).

Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous. (2 Thessaloniciens 3:6).

Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. (2 Thessaloniciens 3:14).

Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. (1 Timothée 4:13).

Car l’Écriture dit : Tu n’emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. (1 Timothée 5:18). Cf. Deut 25.4; Luc 10.7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera; car l’ouvrier mérite son salaire. N’allez pas de maison en maison. (Luc 10:7).

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, (2 Timothée 3:16).

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, (1:2) Dieu, (Hébreux 1:1).

Sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, 21 car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. (2 Pierre 1:20-21).

Afin que vous vous souveniez des choses annoncées d’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur, (3:3) enseigné par vos apôtres, (2 Pierre 3:2).

Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. 16 C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. (2 Pierre 3:15-16).

« Le mot traduit par “Écritures” ici est “graphé” . . . un mot qui se produit cinquante et une fois dans le Nouveau Testament et qui fait référence à l’Ancien Testament dans chacune de ces citations. Ainsi, l’Écriture est un terme technique pour les auteurs du Nouveau Testament, et il n’a été utilisé que de ces écrits que l’on croyait être la parole de Dieu et faisant donc partie du canon de l’Écriture. Mais dans ce verset, Pierre classifie les écrits de Paul avec les “autres Écritures” (signifiant les Écritures de l’Ancien Testament). Les écrits de Paul sont donc considérés par Peter également à être digne du titre “Écriture”, et donc digne de figurer dans le canon. »

Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d’avance par les apôtres de notre Seigneur-Jésus Christ. 18 Ils vous disaient qu’au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies; (Jude 1:17-18). (Cf. 2 Pierre 3.2-3)

Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, (Apocalypse 1:19).

Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; 19 et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. (Apocalypse 22:18-19).

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, – (1 Cor. 5:9).

Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’Église des Laodicéens, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. (Colossiens 4:16).

Il n’est pas nécessaire de croire que toute écriture apostolique était inspirée. Ils ont eu un but pour leur temps, mais pas pour tous les temps.

IV. EST-CE QUE LE NOUVEAU TESTAMENT EST COMPLET ?

Pour répondre à ce question, il faut regarder Apocalypse 22.18-19 et Hébreux 1.1-2.

V. CONCLUSION :

LE CANON EST LE FRUIT DE L’INSPIRATION DIVINE ET NON PAS DE DÉCISIONS HUMAINES

BIBLIOGRAPHIE

Bahnsen, Greg. The Concept and Importance of Canonicity. http://www.reformed.org/bible/bahnsen_canon.html

Belleville, Linda L. Foundations for Biblical Interpretation. Chapter XVIII, Canon of the New Testament. 374-395.

Bruce, F.F. Les Documents du Nouveau Testament; Peut-on s’y fier ? Editions Farel. Chapitre III,  Le Canon du Nouveau Testament, 23-32.

Carson, D.A., Douglas Moo and Leon Morris. An Introduction to the New Testament. (Grand Rapids : Zondervan, 1992); 487-500.

Geisler, N. Nix, W.E.; A General Introduction to the Bible (Chicago: Moody, 1968) 127-207.

Grudem, Wayne. Making Sense of the Bible. (Grand Rapids : Zondervan, 2011), 40-57.

Harrison, E.F. Introduction to the New Testament. (Grand Rapids : Eerdmans, 1971), 97-134.

McDowell, Josh. Evidence that Demands a Verdict. (San Bernardino: Here’s Life Publishers, Inc.), Vol. I. Chapter 3. The Canon, 29-38.

Metzger, Bruce. “The Apocrypha and Pseudepigrapha.” EBC Commentary Introductory Articles.

Pache, René L’inspiration et l’autorité de la Bible, (Éditions Emmaüs, 1992), 144-167.

Tenny, Merrill C.  New Testament Survey. (Grand Rapids : Wm. B. Eerdmans, 1961), 401 ff.

Thiessen, Henry. Introduction to the New Testament. (Grand Rapids: Eerdmans, 1943), Chapter I, The Canon of the New Testament, 3-27.

Walls, Andrew F., “The Canon of the New Testament.” (EBC Commentary), Introductory Article.

 

La Bible : est-elle préservée de corruption?

VaticanusLa préservation de la Parole de Dieu

Introduction :

La Bible, est-elle corrompue? Non, nous avons le privilège d’avoir la Parole de Dieu entre nos mains. Même si les manuscrits originaux n’ont pas été trouvés, nous avons dans les copies des originaux, un témoignage de la puissance et la sagesse de Dieu de préserver sa parole. L’évidence de cette préservation est claire dans la qualité et la quantité des manuscrits disponible aujourd’hui.

I. DÉFINITIONS

  • Préservation : Sauver de la disparition.
  • Bible — vient du mot Latin biblia et le Grec biblos. C’était le nom qui a été donné pour décrire la partie extérieure du papyrus. Au deuxième siècle après Christ, les chrétiens ont utilisé ce nom pour décrire leurs Écritures saintes.

« Quoique le mot bible a le sens “livre”, les mots La Bible distinguent le Livre incomparable et suprême. Elle dépasse tout autre livre dans son autorité, antiquité, littérature, et popularité ; quoique sa suprématie particulière c’est le fait qu’elle dévoile la vérité concernant le Dieu infini, la sainteté infinie, le péché infini et la rédemption infinie. » (Chafer, Systematic Theology, Vol 1, 22).

  • Manuscrit texte écrit à la main (abréviation : ms).
  • Manuscrit autographe Texte original écrit de la main de l’auteur
  • Papyrus
    • Plante poussant sur les bords du Nil, à grosse tige nue.
    • Feuille pour écrire, fabriquée par les anciens Égyptiens à partir de cette plante.
    • Manuscrit écrit sur cette feuille.

II. LES  PREUVES DE PRÉSERVATION

A. Les Talmudistes: (500 au 100 av. Christ)

    1. Ils ont compté et énuméré les colonnes dans les manuscrits.
    2. Ils ont utilisé une encre spéciale.
    3. Aucun mot ni aucune lettre n’étaient écrits par mémoire.
    4. Ils étaient assis dans les vêtements juifs et ils ont lavé tout leur corps quand ils sont arrivés au nom de Dieu.

B. Massorètes (500-1000 après Christ)

« Des rabbins de Tibériade et de Babylone, qui, du 5e au 10e siècle après J.-C. ont accompli une œuvre extraordinaire. Ils ont achevé de fixer le texte en choisissant le meilleur manuscrit parmi ceux dont ils disposaient. Ils l’ont copié avec un soin extraordinaire. D’après certains écrivains, une erreur d’une seule lettre rendait le manuscrit inutilisable. Les Massorètes ont aussi annoté le texte afin de prévenir toute addition ou omission, indiquant en marge le nombre de lettres, le nombre de certaines expressions, la lettre du milieu, le mot et le verset du milieu du chaque livre ou collection de livres. Ils avaient compté que, dans ce que nous appelons l’Ancien Testament, la lettre Aleph revient 42 377 fois, la lettre Beth 38218 fois. etc.» (Pache, 169).

« Aucun mot ne devait être écrit de mémoire. Le copiste devait regarder attentivement le mot à copier et le prononcer oralement. Avant d’écrire un des noms de Dieu, il devait se recueillir solennellement et laver sa plume. Avant d’écrire le nom ineffable de Jéhovah (que les Israélites, par respect formaliste, ne prononcent jamais, mais remplacent par le nom d’Adonaï, Seigneur), il devait se laver tout le corps. La seule encre employée devait être une encre noire, pure, faite de suie, de charbon et de miel. Le parchemin devait être la peau d’un animal pur préparée spécialement par un Israélite. Les différents parchemins qui composaient le manuscrit devaient être attachés ensemble par des cordons faits avec les tendons d’animaux purs. Le manuscrit était examiné dans les treize jours qui suivaient son achèvement. D’après certains écrivains, une erreur d’une seule lettre rendait le manuscrit inutilisable. D’après d’autres, on pouvait corriger jusqu’à trois erreurs par parchemin, et s’il y en avait davantage, l’exemplaire était rejeté comme profane. » (Lortsch).

C. Abondance des Manuscrits.

Schéma sur les manuscrits de la Bible
Schéma sur les manuscrits de la Bible

1. L’AT : 3000 copies. Dieu a prévu la nécessité de faire les copies de la loi pour les rois. La loi était « auprès des sacrificateurs. »

Deutéronome 17:18 Quand il s’assiéra sur son trône royal, il écrira pour lui, dans un livre, un double de cette loi, qu’il prendra auprès des sacrificateurs- Lévites.

Josué a aussi fait une copie de la loi :

Josué 8:32 Et là, il écrivit sur les pierres un double de la loi que Moïse avait écrite, en présence des Israélites.

Pendant le règne de Josias, la loi de l’Éternel était retrouvée :

2Chroniques 34:14 Quand on sortit l’argent qui avait été apporté dans la maison de l’Éternel, le sacrificateur Hilqiya trouva le livre de la loi de l’Éternel (donné) par l’intermédiaire de Moïse.  15 Alors Hilqiya prit la parole et dit à Chaphân, le secrétaire : J’ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l’Éternel. Et Hilqiya donna le livre à Chaphân.

     2. Le NT : 5,000 copies

a.  Papyrus : les manuscrits le plus tôt, très fragile ; chaque livre du NT attesté; 3-4ème siècle; désignation : « p ». Il y en a une centaine des papyrus.

b. Onciaux : 4e –10e siècle ; parchemin fait des peaux des animaux, désigné par les lettres majuscules et par les nombres commencent avec 0, ; 274 – la plupart contiennent grandes sections du NT comme les Évangiles ou les épîtres de Paul.

(1)  Le CODEX SINAÏTICUS (Aleph, 01, 4e siècle)

  • Découvert en 1859 par le prof. Tishendorf, au pied du mont Sinaï (Arabie).
  • Il contient le Nouveau Testament tout entier.
  • Il se trouve actuellement à la Bibliothèque du British Museum à Londres.

(2)  Le CODEX ALEXANDRINUS (A, 02, 4e siècle)

Codex Alexandrinius
Codex Alexandrinius

(3)  Le CODEX VATICANUS (B, 03, 4e siècle) « Il a dû être placé dans la bibliothèque du Vatican lors de sa fondation, en 1448, par le pape Nicolas V. Les autorités du Vatican l’ont pendant longtemps gardé d’une manière un peu trop jalouse. L’accès en était interdit, même aux savants. » (Lortsch)

Voici Jean chapitre 1.14-42 dans le codex vaticanus:

Codex Vaticanus

(4)  Le CODEX EPHRAEMI RESCRIPTUS  (C, 04, 4e siècle)

(5)  Le CODEX BEZAE (D, 05, 5e siècle)

« Les ONCIALES, c’est-à-dire en lettres majuscules, environ de la dimension de l’épaisseur du pouce (uncia, en latin, signifie pouce), sans ponctuation, sans accents, sans division entre les mots, comme ceci

DIEUATANTAIMELEMONDEQUILADONNESONFILSUNIQUE

On économisait ainsi de l’espace, ce qui était nécessaire, vu la cherté des matériaux. De plus, les abréviations sont nombreuses. » (Lortsch)

c. Minuscules : 9e siècle; style : cursive, environ 2800 ; les plus importants sont Codex 1, 12éme siècle ; Codex 13, 13éme siècle ; Codex 33, 9éme siècle ) « Codex » feuilles arranges comme les livres aujourd’hui. Les autographes étaient probablement les rouleaux.

d. Lectionnaires : environ 2300 ; 5e-10e siècle et après; désignation : (l) ou l’abréviation lect.  manuscrits grecs qui contient des passages dans le NT pour la lecture dans l’église)

3. Les Anciennes Versions (8000 en latin, 1000 en autres langues). Pendant le 2e siècle, le NT en grec était traduit dans les autres langues.

      • la version latin
        • Vieux Latin – venant du Afrique du Nord
        • Vulgate par Jérôme (A.D. 386)
      • la version syriaque
      • la version coptique

Autres : arménienne, géorgienne, gothique, arabique

    4. Citations : 86,000 citations par les pères de l’Église. Presque tous les versets du NT (sauf 11 versets) sont attestés dans les nombreuses citations des Pères de l’Église

D. La comparaison des Manuscrits du NT avec d’autres manuscrits séculiers :

Pour la plupart des autres livres anciens, il y en a une faible quantité des manuscrits. En plus, leurs dates sont très éloignées des autographes, parfois entre 800 et 1000 années après l’original. Pour les manuscrits du NT, la quantité et qualité des manuscrits est étonnant en comparaison avec les autres manuscrits anciens.

Tableau de comparaison entre les Écritures et les livres anciens:

Auteur Date Écrite Copie, le plus ancien     Temps Copies
Manuscrits Séculaire :
Herodotus (Histoire) 480 – 425 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,300 ans 8
Thucydide (Histoire) 460 – 400 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,300 ans ?
Aristote (Philosophe) 384 – 322 av. J.-C    1,100 ap. J.-C 1,400 ans 5
Caesar (Histoire) 100 – 44 av. J.-C     900 ap. J.-C 1,000 ans 10
Pliny (Histoire) 61 – 113 ap. J.-C     850 ap. J.-C 750 ans 7
Suetonius  (Histoire Romaine) 70 – 140 ap. J.-C     950 ap. J.-C 800 ans ?
Tacitus (Histoire Grec) 100 ap. J.-C    1,100 ap. J.-C 1,000 ans 20
Manuscrits Bibliques : (note : les manuscrits individu)
Magdalene Ms (Matt. 26) 1ère siècle 50-60 ap. J.-C co-existant ?
John Rylands (John) 90 AP. J.-C 130 ap. J.-C 40 ans
Bodmer Papyrus II (John) 90 AP. J.-C 150-200 ap. J.-C 60-110 ans
Chester Beatty Papyri (N.T.) 1ère siècle 200 ap. J.-C 150 ans
Diatessaron by Tatian (Gospels) 1ère siècle 200 ap. J.-C 150 ans
Codex Vaticanus (Bible) 1ère siècle 325-350 ap. J.-C 275-300 ans
Codex Sinaiticus (Bible) 1ère siècle 350 ap. J.-C 300 ans

 « II y deux ans, le manuscrit le plus vieux, c’était le papyrus St. Jean (P52), situé dans le Musée de John Rylands à Manchester, et qui a une date de 120 ap J.-C. (Time, 26 avril, 1996, p. 8)…. Mais maintenant il y a trois manuscrits qui sont plus vieux, venant des Évangiles selon Matthieu, Marc et Luc…. Le papyrus de Luc, situé dans une bibliothèque à Paris a été daté vers la fin du 1er siècle ou le début de 2蜒i siècle.Ainsi, il précède le papyrus de Jean par 20-30 ans. Mais plus importantes sont les découvertes de Marc et Matthieu ! Une recherche nouvelle de la part de Dr Carsten Thiede montre un fragment du livre de Marc trouvé parmi les rouleaux de Qumram (fragment 7Q5) daté avant 68 ap J.-C. Il est important de se souvenir que Christ est mort en 33…. La découverte la plus significative est le fragment du manuscrit du livre de Matthieu (ch. 26) appelle le Manuscrit Magdalene. Analysé par le Dr Carsten Thiede, utilisant un microscope du dernier cri, le fragment peut-être daté avant 65 ap J.-C. à partir d’une comparaison avec les papyrus de la même période. II est presque identique avec un papyrus venant de Oxyrynchus en Égypte qui a la date de 65/66 ap J.-C. Alors nous avons un fragment date qui est contemporaine avec l’autographe de l’Évangile selon Matthieu. Ce qui est même plus important, le fragment du Matthieu 26 utilise dans son texte nomina saca (les noms saints) comme « IS » pour Jésus et « KE » pour Kurie ou Seigneur (The Times, samedi, 24 décembre 1994). Cela nous suggère que la divinité de Jésus était déjà reconnue des siècles avant qu’elle fût acceptée comme doctrine en Nicée en 325 ap J.-C. » (The Bible’s Manuscript Evidence, http://www.debate.org.uk/debate-topics/historical/the-bible-and-the-quran/the-bibles-manuscript-evidence/#fn-808-8 (Traduction la mienne).

E.  Importance des Variantes

« Westcott et Hort estiment que la proportion des mots acceptés virtuellement par tous sans le moindre doute est très élevée ; on peut l’estimer en gros aux sept huitièmes de l’ensemble. Quant au huitième restant, composé en majorité de changements dans l’ordre des mots et autres détails relativement insignifiants, il constitue le champ de la critique textuelle. Hort ajoute qu’a son avis ce qui, en un sens quelconque, peut être appelé une variation substantielle, forme à peine plus de la millième partie du texte » (Pache, 174).

« Warfield continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmise sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacre est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte moral n’ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons ‘en substance le texte autographique » (Pache, 175).

F. Les Manuscrits de la Mer Morte (Pache, 170-71).

Rouleau d’Ésaïe —1000 années avant les rouleaux qui existaient à leur temps. C’était mot par mot identique dans 95 % avec le texte hébreu de nos jours; l’autre 5% était les omissions d’orthographe et d’autres oublis.

Rouleau d'Ésaïe
Rouleau d’Ésaïe

G. Les Écritures :

1.  La parole est éternelle, pour être éternelle la Parole devrait être préservée depuis le commencement jusqu’à l’éternité

Psa. 119:152 Dès longtemps, je sais par tes préceptes que tu les as fondés pour toujours.

Matt. 24:35 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

1Pie. 1:23 vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu;

Psa. 119:89 A toujours, ô Éternel! Ta parole subsiste dans les deux

     2. Le livre de l’Apocalypse contient un avertissement à ceux qui veulent ajouter ou retrancher les mots de sa parole.

Apoc.  22:18 Je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera (à son sort) les plaies décrites dans ce livre.  19 Et si quelqu’un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

Au moins, alors, nous pouvons dire que Dieu est en train de veuillez sur sa parole. Regardez aussi Deut 4.2.

3. Quand Jésus ou les Apôtres ont cité les textes de l’AT, ils utilisaient les copies et pas les originaux. Cela nous indique que Christ et les Apôtres ont cru que les copies ont eu une valeur autoritaire.

Matt. 5:18 En vérité je vous le dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota, pas un seul trait de lettre de la loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

Cette promise demande, exige la doctrine de la préservation.

4. Dieu est Celui qui soutien toutes choses :

Col. 1:16 Car en lui tout a été créé dans les deux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 II est avant toutes choses, et tout subsiste en lui.

Hébreux 1:3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts,

Neh, 9:6 C’est toi. Étemel, toi seul, qui as fait les deux, les deux des deux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qu ‘elles renferment. A tout cela, tu donnes la vie, et l’armée des deux se prosterne devant toi.

H. L’histoire de l’Église .

« Quand on pense que la Bible a été copiée pendant 30 siècles, comme aucun livre d’homme ne l’a jamais été et ne le sera jamais ; qu’elle a subit toutes les catastrophes et toutes les captivités d’Israël ; qu’elle a été transportée 70 ans à Babylone ; qu’elle s’est vue tant de fois persécutée, ou oubliée, ou interdite, ou brûle, depuis les jours des Philistins jusqu’à ceux des Séleucides ; quand on pense que, depuis Jésus-Christ, elle a dû traverser les trois premiers siècles des impériales, où l’on jetait aux bêtes les hommes convaincus de posséder les livres saints ; puis les 7e , 8e et 9e siècles, où l’on multipliait en tous lieux les faux livres, les fausses légendes et les fausses décrétales ; le 10e siècle, où si peu d’hommes savaient lire, même parmi les princes ; les 12e, 13e et 14e siècles ou l’usage des Écritures en langue vulgaire était puni de mort, où l’on mutilait les livres des anciens Pères, où l’on retranchait et falsifiait tant d’anciennes traditions, et jusqu’aux actes des empereurs et des Conciles ; — alors, on comprend combien il a été nécessaire que la Providence de Dieu ait tenu toujours levée sa puissante main. » pour que les Juifs et les Églises chrétiennes, surtout du Moyen-Age, nous aient transmis les Écritures dans toute leur pureté. » (Gaussen, cité par Pache, 177-178).

     1. La Confession de foi de Westminster, 1667.

« L’Ancien Testament et le Nouveau Testament… ayant été directement inspirés par Dieu, et par son soin particulier et sa providence conservés purs au cours des siècles, sont par conséquent authentiques … » (Pache, 217).

     2. Les Juifs :

« II est en effet inouï (surprennent, extraordinaire) que les Juifs nous aient conservé tel quel le livre qui raconte leur révoltes, qui annonce leur ruine comme leur rétablissement, et qui est si rempli de Jésus-Christ. Ils ont fidèlement veillé sur la Parole reçue, sans jamais tolérer qu’on y ajoute ou qu’on en retranche quoi que ce soit » (Pache, 178).

III. QUESTIONS PAR RAPPORT À LA PRÉSERVATION DES ÉCRITURES

     A. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas permis que le manuscrit originel parvienne jusqu’à nous ? (Pache 127-128)

     B. Est-ce qu’il y a des traductions préservées sans erreur ?

     C. Est-ce que nous avons la Parole de Dieu dans nos mains ?

Autant que les traductions reflètent le sens des mots des autographes nous avons la Parole de Dieu dans nos mains.

Conclusion :

Si la Bible avait été falsifiée, il faut poser les questions où et quand. Dieu a gardé sa parole de toute erreur par les nombres des manuscrits et leur dispersion à travers le monde entier. C’est possible de falsifier un texte dans un manuscrit, mais pas toutes les manuscrits et dans toutes les traductions. La plupart des Bibles d’études aujourd’hui ont les notes dans les marges pour montrer les endroits où il y a une différence importante dans les manuscrits.

« Westcott et Hort estiment que la proportion des mots acceptés virtuellement par tous sans le moindre doute, est très élevée ; on peut l’estimer en gros aux sept huitièmes de l’ensemble. Quant au huitième restant, composé en majorité de changements dans l’ordre des mots et autres détails relativement insignifiants, il constitue le champ de la critique textuelle. Hort ajoute qu’a son avis ce qui, en un sens quelconque, peut être appelé une variation substantielle, forme à peine plus de la millième partie du texte. » (Pache, 174)

« Warfîeld continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmis sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacre est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte morale n’ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons ‘en substance le texte autographique » (Pache, 175).

Regarde aussi l’étude sur la critique textuelle pour voir l’importance des variants.

IV. Bibliographie:

Derickson, Stanley L.  Derickson’s Notes on Theology. A Study book in Theology.

Lortsch, Daniel.  Histoire de la Bible en France et fragments relatifs à l’histoire générale de la Bible, 1910.

Pache, Renée. Inspiration et autorité de la Bible.

Wiliams, God’s Word in Our Hands : The Bible Preserved for Us. «What the Bible really says about Preservation. » (Chapter 3).